Lutte contre les migrations clandestines…le challenge de l’association  Botnem

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Faire des migrations un choix et non une fatalité, telles est le leitmotiv de l’association Botnem qui a ouvert ses  portes à Douala.

Initiée par un ancien migrant, les membres de cette association espèrent fixer les jeunes au pays en leur proposant comme  alternative au voyage, des formations professionnelles. Et pour son lancement, le siège social de Botnem situé à PK 12 dans le 5ème arrondissement de la ville de Douala, c’est avéré étroit pour contenir la multitude de jeunes présents. Agés entre 20 et 40ans et diplômés pour la plupart, les jeunes qui assistent  à cette rencontre, espèrent recevoir via cette association une formation qui leur rend opérationnels. De quoi les  éloigner de l’envie d’aller chercher fortune ailleurs.

« Se former pour être  acteur de son propre développement», tel est le slogan de l’association Botnem. Une organisation non gouvernementale qui a vu le jour en juin 2019  et dont le principal objectif est d’autonomiser ses adhérents en leur donnant gratuitement  un métier ainsi qu’un kit de lancement. Pour un départ, les formations offertes sont : la cuisine, l’agriculture, l’élevage, l’électricité, la plomberie, la métallurgie, la fabrication de panneaux photovoltaïques. Les  amateurs du rugby trouveront également leur compte. Des formations qui permettront aux bénéficiaires de quitter l’oisiveté, source de plusieurs maux. « J’ai un ami qui a arrêté ses études au secondaire pour apprendre la soudure. Aujourd’hui c’est lui qui nous vient en aide. Parce qu’il est devenu chef d’entreprise » confie un jeune.

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Roméo François Ntamag, promoteur de cette association,  a été soutenu par des Ong  au Mali. Avant, il a ensuite travaillé pour une structure d’aide aux migrants en détresse. Arrivé en Europe, il a été confronté au problème de manque de formation. C’est fort de cette expérience que Roméo François Ntamag  décide de venir en aide à ses compatriotes qui, faute d’emploi, s’engagent à la traversée du désert libyen. «Mon objectif est de parvenir à aider aux moins cinq jeunes par an. En les sortant de l’oisiveté, ils deviennent moins vulnérable » affirme Roméo François Ntamag  qui pense dur comme fer que le travail est la solution contre  les migrations clandestines.

Moïse MBOMA (Cp)

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