Assassinat barbare à Batibo : le silence complice de la communauté internationale et de ses Ong  

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Aucune voix dénonçant l’inhumation par les sécessionnistes d’une dame encore en vie, survenue le  16 septembre dernier à Batibo dans le Nord-Ouest du Cameroun, n’a été entendue.

Horrible ! La vidéo de l’assassinat le 16 septembre dernier d’une dame enterrée presque vivante à Guzan dans la commune de Batibo qui circule sur les réseaux sociaux. Ce crime commis par les bandes armées sécessionnistes a suscité un grand émoi au sein de la population ainsi que du gouvernement.

Saisi de l’affaire, Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale, a instruit immédiatement les forces de maintien de l’ordre et les autorités administratives de la région de mettre tout en œuvre pour retrouver les auteurs de ce crime odieux afin de les mettre à la disposition de la justice. Jusque là,  aucune réaction de la communauté internationale, ni celle des Ong et des associations dites de défense des droits humains.

La guerre dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest a pris depuis quelques temps une tournure inquiétante, incriminant de plus en plus  les combattants sécessionnistes. Ces militants de la partition du Cameroun, après les enlèvements, les prises d’otages, les décapitations, les mutilations et une série de brutalités exercées à l’endroit de leurs adversaires et tous ceux qui n’adhèrent pas à leur cause, sont passés à un autre mode opératoire, celui de l’ensevelissement des personnes vivantes après les avoir fait subir toute sorte de tortures et d’humiliations.

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La plus récente de ces actes horribles, l’inhumation d’une femme encore vivante à Batibo dans le Nord-Ouest du Cameroun. Une sauvagerie d’une autre époque contraire à toute convention de guerre, de surcroît de l’article 3 de la convention de Genève qui interdit plus particulièrement, pour toutes les personnes se trouvant aux mains de l’ennemi, le meurtre, les mutilations, la torture, les prises d’otages, les traitements cruels humiliants  et dégradants. Malheureusement, ces interdictions sont celles qui font  partie des exactions exercées quotidiennement par ces bandes armées sécessionnistes.

Silence complice

Ces exactions sont ainsi perpétrées sous le silence complice de la communauté internationale, des Ong et autres associations de défense des droits de l’homme, promptes à  monter au créneau pour dénoncer toutes les dérives venant du gouvernement. Deux poids, deux mesures ? Sinon qu’est-ce qui peut expliquer ce mutisme de ladite communauté internationale et de ses associations ? Ces associations et Ong arborent-elles des œillères ou deviennent-elles subitement sans voix lorsqu’il faut enquêter sur les crimes imputés aux bandes armées ? La violence serait-elle tolérée venant d’un camp et impardonnable dans l’autre ? Selon une indiscrétion, la dénonciation des exactions des sécessionnistes par les Ong et les associations de défense des droits humains ne fait pas recette.

«L’argent n’est pas du côté des rebelles. Il faut faire un maximum de chantage aux gouvernements pour les amener à acheter votre silence», nous confie cette personnalité ayant requis l’anonymat. Dans ce cas, faut-il encore faire confiance et s’attendre aux sorties de ces Ong et associations dont le rôle est de plus en plus reconnu pernicieux, avec des conséquences néfastes sur les vies des populations ?

Félix ÉPEE                                                       

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