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Vice-présidence de la République : Stéphanie Daplouma en campagne pour Franck Biya

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Dans une série de publications, la coordinatrice régionale du Mouvement « Franckistes » à l’Est, dresse le portrait d’un dauphin discret, formé à l’école du « sage africain », et en fait le candidat idéal, pour incarner un « pont » entre les générations et les régions du Cameroun.

Depuis la promulgation de la loi portant création du poste de vice-président à la présidence de la République, une voix s’élève avec constance dans les médias et sur les réseaux sociaux pour promouvoir un nom que beaucoup murmurent dans les cercles du pouvoir. Franck Emmanuel Biya. Fils du chef de l’État, Paul Biya. Il est présenté par Mme Stéphanie Daplouma, coordinatrice régionale du Mouvement Franckistes du Cameroun à l’Est, comme l’homme de la situation pour le poste de vice-président. Le premier argument développé par la coordonnatrice des Franckistes est celui de la légitimité par la formation. Selon elle, Franck Biya ne découvre pas les affaires de l’État. « Pendant des années, dans le silence et la rigueur du Palais, le Président Paul Biya a formé Franck Biya aux réalités de l’État. Il lui a appris l’écoute du peuple, la gestion des crises, et le sens du sacrifice pour la Nation », écrit-elle. Loin de l’image d’un héritier passif, Mme Daplouma décrit un homme qui a observé, écouté et compris les défis de la Nation pendant trente ans. Une manière de répondre par avance aux critiques sur un éventuel manque d’expérience politique. « On dit manque d’expérience ? Nous disons manque de compromissions ».

Lire aussi :Stéphanie Daplouma : « Nous suivons Franck Biya dans sa démarche »  

Le candidat de l’unité

L’autre axe majeur de son discours est celui du rassemblement. Alors que le Cameroun reste marqué par des tensions linguistiques et régionales, Mme Daplouma fait de Franck Biya l’incarnation de la neutralité salvatrice. « Franck Biya n’arrive pas avec un clan », insiste-t-elle. « Il n’arrive pas avec une faction à placer, ni un réseau à nourrir. Il arrive avec une seule appartenance : le Cameroun ». Dans une prose qui se veut fédératrice, elle l’imagine comme le vice-président « des anglophones et des francophones », « des Béti, des Bamiléké, des Sawa, des Peuls, des Kirdi », sans qu’on puisse lui attribuer une étiquette tribale. « Depuis 42 ans, on fait de la politique avec des politiciens. Et si la solution venait d’ailleurs ? Et si on essayait un bâtisseur, pas un politicien ? ». Sur des dossiers concrets comme l’emploi des jeunes, le développement des régions et la cohésion sociale, Mme Daplouma lui prête une « approche pragmatique » et une « volonté de dialogue avec toutes les composantes de la nation ». Elle n’hésite pas à le comparer, en creux, à des exemples internationaux où des chefs d’État se sont entourés des profils nouveaux, (Sénégal, Indonésie, Brésil), pour impulser un souffle nouveau.

Un patriotisme désintéressé

La coordonnatrice régionale des Franckistes martèle un dernier leitmotiv. La nomination de Franck Biya ne serait pas motivée par l’appât du pouvoir, mais par le devoir. « Franck Emmanuel Biya n’a pas besoin d’Etoudi pour exister. Son nom est déjà dans l’histoire. Sa vie est déjà faite. Alors pourquoi accepterait-il cette charge ? Parce que 30 ans à observer la machine de l’intérieur, ça crée des devoirs », écrit-elle. Pour Mme Daplouma, le choix est clair : « Le Cameroun n’a pas besoin d’expériences incertaines, mais d’une transition maîtrisée ».

Ange-Gabriel OLINGA BENG

 

 

 

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