À Édéa, Kienké, Mbongo, Mbambou et Dibombari, la Socapalm, filiale camerounaise du groupe Socfinaf, développe une activité agro-industrielle dont les implications dépassent le cadre strict de la production d’huile de palme. L’entreprise y assure des fonctions sociales et sanitaires qui structurent des territoires ruraux souvent dépourvus d’infrastructures publiques. La Déclaration de durabilité 2025 du groupe documente ce modèle et en expose les indicateurs, les avancées comme les limites.
Le groupe Socfinaf est présent dans huit pays d’Afrique centrale et de l’Ouest. Au 31 décembre 2025, ses effectifs s’établissaient à 25 853 personnes, dont 21 493 salariés permanents, 4 360 travailleurs journaliers et 8 087 femmes. Au Cameroun, les entités du groupe totalisaient environ 8.000 employés. Ces chiffres situent l’ampleur d’une présence qui, dans des zones éloignées des centres urbains, conditionne l’emploi, les revenus et l’activité économique locale.

L’ensemble des travailleurs est couvert par un système de gestion de la santé et de la sécurité fondé sur les exigences réglementaires et les référentiels de bonnes pratiques. Ce dispositif comprend l’évaluation des risques, la formation, la fourniture d’équipements de protection individuelle, l’inspection régulière des installations et l’analyse systématique des incidents. À la Socapalm, ce dispositif est complété par les obligations liées à la certification RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil), qui évalue périodiquement les conditions de travail et le respect des droits des salariés.
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Santé et éducation
Les filiales du groupe disposent de postes de santé, de cliniques et d’hôpitaux assurant des consultations pour les salariés et leurs familles. Des ambulances sont affectées aux évacuations d’urgence. Dans les zones rurales enclavées où l’offre publique de soins est limitée, ces structures facilitent l’accès aux services médicaux.

Dans le domaine éducatif, le groupe participe à la construction et à la réhabilitation d’établissements scolaires, au soutien aux enseignants, à la fourniture d’équipements, à l’organisation du transport scolaire et à l’attribution de bourses sur critères. Ces actions visent à maintenir une offre éducative dans des territoires où l’État n’assure pas toujours une couverture complète.
En 2025, 63 % des salariés du groupe étaient couverts par des conventions collectives. Au Cameroun, cette couverture atteignait 100 %. Des mécanismes d’alerte, des consultations régulières et des échanges avec les représentants du personnel permettent de recueillir les préoccupations des salariés et de les traduire en actions. Des comités de genre ont été institués pour prévenir les violences et les discriminations. Les communautés autochtones, notamment les Bagyéli au Cameroun, sont associées aux consultations conformément aux standards internationaux applicables au secteur.
Ancrage territorial
Le groupe réalise des investissements d’intérêt collectif : routes, adductions d’eau, électrification, écoles et centres de santé. Depuis 2021, la Socapalm mène des programmes de renforcement des capacités des producteurs locaux, incluant des formations et un appui logistique. Des espaces de loisirs et des terrains de sport sont aménagés. Ces équipements visent à favoriser la cohésion sociale et à développer le sentiment d’appartenance au sein des communautés de travailleurs et riveraines.
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La Déclaration de durabilité 2025 établit un lien entre performance économique et investissement social. Elle soutient que la pérennité de l’activité dépend de la sécurité au travail, du dialogue social et de la confiance entre l’entreprise, les salariés et les communautés. Le modèle de la Socapalm s’inscrit dans cette approche, où l’activité industrielle et les fonctions sociales sont interdépendantes dans un contexte rural où les alternatives économiques sont limitées.
Cheikh Malcolm EPANDA






