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Environnement : La pollution électromagnétique (Suite Série)

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La suite de notre série sur la protection de l’environnement s’intéresse aujourd’hui à la pollution électromagnétique. Elle suppose l’existence d’une exposition excessive (d’êtres vivants ou d’appareils), à des champs électromagnétiques.

a suite de notre série sur la protection de l’environnement s’intéresse aujourd’hui à la pollution électromagnétique. Elle suppose l'existence d'une exposition
Roland Tsapi.

Son intensité est supposée dépendre essentiellement du niveau du champ électromagnétique, de la fréquence, et de la durée d’exposition, voire du type de modulation. L’aspect scientifique sera laissé de côté pour nous permette de nous occuper essentiellement des risques que nous encourons tous les jours en étant exposés aux ondes émises par le téléphone portable, les antennes relais, les lignes de transports électriques et autre station électromagnétique. Les sources de pollution électromagnétique sont aussi naturelles qu’artificielles. Le rayonnement solaire et stellaire produit des ondes électromagnétiques, très faibles par rapport à un rayonnement artificiel, et son impact est aussi négligeable et moins dommageable.

Par contre, les sources artificielles c’est-à-dire créées par l’homme, sont aussi nombreuses que néfastes, et nous renvoient une fois de plus au revers de la médaille de la modernisation. Car comme le démontrent plusieurs études aujourd’hui, le développement technologique a finalement créé plus de problèmes à l’humanité qu’il n’en a résolu. Les principales sources de pollution électromagnétique, plus proches de l’homme se trouvent  dans le domaine des radiofréquences (9 kHz à 300 GHz). Il s’agit notamment des dispositifs industriels, scientifiques et médicaux, certains dispositifs de stérilisation, de production d’électricité , les réseaux de télécommunications sans fil, analogiques,  réseaux informatiques comme le Wifi et les WiMax, les réseaux  radiophoniques et audiovisuels certains dispositifs d’identification; les radars, les appareils électroménagers et électroniques grand public les barrières de détection de vol des magasins.

Tumeurs cérébrales, cancers, céphalées

Pour être plus proche de notre vécu quotidien, limitons nous au téléphone portable. Il est devenu un gadget plus qu’inséparable pour l’homme, mais on parle très peu des conséquences de son utilisation excessive. Tout d’abord, il faut savoir que le téléphone portable émet des ondes électromagnétiques, qui permettent d’acheminer la communication. Lors d’un appel émis, le téléphone portable envoie des ondes électromagnétiques et établit une liaison avec l’antenne relais la plus proche. Cette dernière transmet ensuite le signal à la centrale des antennes, qui le transmet ensuite à l’antenne relai la plus proche du destinataire. La liaison entre l’antenne de l’appelant et celle de l’appelé s’établit alors grâce aux ondes électromagnétiques. Les téléphones mobiles actuels fonctionnent à des fréquences comprises entre 800 et 1800 MHz. Les champs RF (radiofréquences) de fréquence comprise entre 1 MHz et 10 GHz pénètrent dans les tissus exposés et provoquent un échauffement dû à l’absorption d’énergie.

Les ondes émises par le téléphone portable s’attaqueraient directement au cerveau. Des études ont déjà révélé qu’ils  pouvaient développer, à long terme, des tumeurs cérébrales, cancers, céphalées et perte de mémoire. Au Cameroun, si l’on s’en tient aux chiffres avancés par les opérateurs mobiles, on estime à 10 millions le nombre d’utilisateurs de téléphones, pour un total d’abonnés de 16 millions environ. L’OMS estime qu’en 2002, il y avait 700 millions d’utilisateurs de téléphones mobiles, soit près de 2 milliards aujourd’hui.  L’organisation prend les risques sanitaires associés aux téléphones portables au sérieux notamment en lançant un projet sur les champs électromagnétiques (CEM), pour étudier les effets des ondes sur la santé. Et prévient que l’usage des téléphones portables devait être considéré comme « peut-être cancérogène pour l’homme ». Les statistiques de l’Unicef indiquent aussi qu’entre 2000 et 2010, il y a eu un accroissement considérable des maladies infantiles qui sont à attribuer selon toute vraisemblance à l’utilisation du téléphone mobile. Conscient de ces effets néfastes, le gouvernement camerounais a fait voter une loi depuis 2010, régissant les télécommunications électroniques au Cameroun, qui dit dans son article 57 qu’un texte réglementaire définit les seuils maxima d’exposition à ces ondes. Décret signé 3 ans plus tard par le Premier ministre sous le numéro 2013/0403 du 27 février 2013, fixant les seuils maxima d’exposition du public au rayonnement électromagnétique.

N’allons pas chercher à savoir si ce décret est appliqué et si les seuils sont respectés. Notons simplement que ce texte interdit par exemple l’implantation d’une antenne relai à moins de 100 mètre d’une école. Mais une bonne antenne se dresse fièrement au sein du Lycée d’Akwa Nord, juste derrière le mur des bureaux des responsables. Il faut préciser que les études qui tendent à démonter les dangers du téléphone sur la santé sont de plus en plus contestées par les grandes firmes fabricants de téléphones. Certaines études sont même interdites de publications, pour des intérêts économiques, mais la réalité reste implacable. A chaque utilisateur de prendre ses responsabilités.

Roland TSAPI, Journaliste

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