C’était au cours de la cérémonie de clôture des cours de musique, jeudi 09 août dernier à Douala, en présence des figures de la basse camerounaise.
Le décor est celui des grands jours à l’espace culturel Kiki Intertainment à Bali à Douala. Une bâche installée sur le lieu des cérémonies est prévue pour recevoir les invités et les épargner des caprices du ciel qui a manifesté un petit moment de répit depuis la fin de la matinée. Alexis Prigas, président de l’Association des bassistes du Cameroun –Abc-, civilités oblige, dit son mot de bienvenue aux invités. Son secrétaire Marcel Kweku présente les différents membres de leur corporation. C’est la démonstration par la suite, à travers les prestations musicales, du savoir-faire acquis pendant un mois de formation par les apprenants. Ils (enfants et adultes à qui ces cours étaient destinés) sont visiblement contents de rendre ce qu’ils ont appris devant le public dont un parterre de personnalités. Quelques uns, emportés par l’euphorie, ne veulent plus quitter la scène. Heureusement, le protocole les y contraint. Ils sont appelés par vague pour recevoir leur certificat de fin formation des mains de quelques autorités et hommes de culture présents.
« Merci à l’ABC », s’expriment-ils en majorité sur un ton teinté d’émotions, pour marquer leur satisfaction pour les enseignements reçus par cette association. L’occasion s’y prêtant, François Edimo, Délégué régional des Arts et de la Culture pour le Littoral, recommande à ces musiciens de capitaliser ce savoir et de mettre à profit ces enseignements reçus pour s’extirper de la pauvreté. Car, estime-t-il, paraphrasant ainsi le ministre des Arts et de la Culture, ce domaine est un dense gisement d’emplois pour nos compatriotes.
Autres distinctions
Mais l’évènement ne s’arrête pas là. L’Association des bassistes du Cameroun en a profité pour honorer quelques hommes de culture, personnalités publiques et bassistes pour leurs œuvres et leur soutien permanent et inconditionnel à tout ce qui a trait aux arts et à la musique. Un Slap D’or, distinction honorifique -dont le nom vient d’une technique de basse qui consiste à gifler les cordes de la guitare- leur a été individuellement remis à chacun. Parmi les heureux récipiendaires, Dr Edimo François, Pr Louis Richard Njock, Directeur de l’Hôpital Laquintine de Douala, le patriarche Valère Epée, écrivain et l’un des grands spécialistes de la culture Sawa et les célèbres bassistes Aladji Touré, Arthur Manga Epanya, Dr Charles Adalbert Manga et Christian Elamè Moukoko plus connu sous le nom de Kiki Elamè. « J’ai eu des distinctions à travers le monde, mais c’est la première fois que je reçois une reconnaissance des musiciens comme moi », déclare, ému Aladji Touré. Par ailleurs, ces distinctions donnent droit au titre de membre V.I.P permanent de cette association.
Née en 2015, d’une volonté de quelques musiciens basés à Douala, l’Association des bassistes du Cameroun, au-delà d’être une simple corporation, a pour objectif de promouvoir la pratique de la musique en général et de la basse en particulier et sauvegarder l’image de cet instrument qui, au regard de la réputation des bassistes camerounais sur la scène musicale mondiale, est devenu un label pour le Cameroun.
Félix EPEE