Après six mois d’interruption consécutive à une suspension du Conseil national de la communication, le mensuel d’information générale et d’enquête reprend sa parution ce jeudi 1er octobre 2026. Avec une nouvelle ambition éditoriale.
Six mois après avoir disparu des kiosques, L’Ouragan Indépendant reprend du service. Le mensuel d’information générale et d’enquête est de nouveau disponible dans les kiosques à compter de ce jeudi 1er octobre 2026, à la faveur de la levée de sa suspension intervenue le 21 septembre dernier. Pour marquer cette reprise, la direction du journal a organisé, mercredi 30 septembre à Douala, une conférence de presse consacrée à la présentation de sa nouvelle dynamique éditoriale.
Lancé en 2007, le titre entend ouvrir « une nouvelle page de son histoire, sans renoncer à son identité ni à son esprit critique », a affiché son Directeur de Publication, Emmanuel Yimga. Pour lui, le retour du journal intervient dans un paysage médiatique profondément transformé. Les habitudes de consommation de l’information ont changé, les réseaux sociaux accélèrent la circulation des contenus et les rumeurs devancent parfois les faits vérifiés. Dans ce contexte, « L’Ouragan Indépendant » veut faire de la crédibilité sa principale ligne de défense. Vérification de l’information, rigueur professionnelle, responsabilité éditoriale et respect des personnes sont annoncés comme les piliers de cette nouvelle étape.
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Le journal entend surtout dépasser la simple restitution de l’actualité. Informer, mais aussi expliquer, confronter les points de vue et donner du sens aux faits. « Le public ne demande plus seulement de savoir ce qui s’est passé. Il veut comprendre pourquoi cela s’est passé, quelles en sont les conséquences et quelles perspectives peuvent en découler », soutient Emmanuel Yimga. La relance du titre s’accompagne d’un rappel de son positionnement. Le journal veut pouvoir « poser des questions, interpeller, relever les contradictions, examiner les politiques publiques et donner la parole aux citoyens ». Mais cette liberté devra s’exercer dans le respect de l’éthique journalistique. « Être indépendant, ce n’est pas être contre quelqu’un. C’est être libre de travailler pour l’intérêt général », résume le directeur de publication.
Autre priorité annoncée : renforcer la proximité avec les populations. Le journal veut davantage s’intéresser au Cameroun des quartiers, des communes, des villages, des marchés, des écoles, des associations et des petites entreprises. Éducation, santé, économie, culture, sport, développement communal et politiques publiques devraient ainsi occuper une place plus importante dans les colonnes du titre.
Cette orientation vise à raconter un Cameroun qui ne se limite pas aux institutions ni aux grands événements, mais qui prend également en compte les initiatives locales et les acteurs qui contribuent quotidiennement au développement du pays. Le retour en kiosque ne constitue toutefois qu’une étape. L’« Ouragan Indépendant » entend désormais accélérer sa présence numérique, sur les plateformes et les réseaux sociaux, tout en maintenant une exigence forte sur la vérification des informations.
Blanchard BIHEL






