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Insécurité : les autorités administratives ignorent une attaque à Douala

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Insécurité : les autorités administratives ignorent une attaque à British Isles School à Douala
Bus d'enfants incendiés.

Deux véhicules ont été incendiés dans la nuit du 19 au 20 octobre 2020 par des criminels dans le parking de British Isles School, sis au quartier Maképé.

Le calme est revenu. Mais la direction de l’établissement scolaire n’a pas encore oublié les dégâts causés par des bandits de grand chemin dans la nuit du 19 au 20 octobre 2020 dans le parking de British Isles School à Makepé, dans le 4e arrondissement de Douala. Le fondateur de l’école (éducation de base et secondaire), Marcel Ndam, a rendu public un communiqué le  28 octobre 2020 dans lequel il relate les faits. A l’en croire, son « établissement scolaire a été la cible d’une attaque terroriste perpétrée par des bandits de grand chemin ».

Les présumés terroristes ont mis le feu sur deux véhicules de l’école garés dans le parking à l’aide de l’essence.

L’alerte lancée par les vigiles de l’établissement a permis de limiter les dégâts. La prompte réaction des forces de sécurité va permettre de traquer les auteurs de l’incendie quelques jours plus tard. Ils sont passés aux aveux avec reconstruction des faits, et seront traduits devant les juridictions compétentes.

Après ces évènements, la sécurité a été renforcée au sein de l’établissement. Une cellule de crise orientée vers une approche psychologique a été mise en place pour rassurer les élèves, les parents et les partenaires de l’école. « La situation est maîtrisée, le calme et la sérénité règnent, et les cours se déroulent en toute quiétude », rassure Marcel Ndam.

L’indifférence des autorités

« Partis des menaces de rançon par des appels téléphoniques sans succès, ils sont passés à l’acte par une intrusion par effraction nuitamment sur le site de l’école », rapporte Marcel Ndam.  « Nous sommes une organisation et on a été payé pour vous éliminer. Si vous voulez monnayer votre vie, appelez sur le téléphone qui est dans l’enveloppe », menaçait l’un des membres du gang  quelques jours plutôt. Depuis la tentative d’explosion de cette école, aucune autorité administrative de la région du Littoral n’est allée réconforter les responsables. Même l’ombre des responsables en charge des enseignements secondaires et de l’éducation de base de la région n’a été aperçue. Une indifférence qui laisse croire que des attaques terroristes peuvent être perpétrées dans la région, sans que cela n’inquiète les dirigeants. Le dernier massacre de Kumba dans le Sud-ouest est encore frais dans nos mémoires.

H.N.

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