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Gestion des ressources des Parcs à l’Est : signature d’un nouvel accord entre le Minfof et les Baka

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Il accorde aux communautés riveraines des parcs nationaux de Lobéké, Nki, Boumba-Bek et Ngoyla, les droits de préservation et d’accès aux ressources naturelles.

Dans le cadre de la gestion durable de ses ressources naturelles, le gouvernement camerounais a créé en 2001, 2005 et 2014 dans la région de l’Est, les parcs nationaux de Lobéké, Boumba-Bek, Nki et la réserve de faune de Ngoyla pour préserver l’importante biodiversité de cette région. La création de ces aires protégées qui couvrent un massif forestier d’environ 765.471 hectares a aussitôt restreint les déplacements des communautés riveraines et limité leur accès aux ressources naturelles.

Des restrictions qui ont par la suite engendré des conflits entre ces populations autochtones et les gestionnaires des parcs cités supra. Face aux multiples plaintes enregistrées, le ministre des Forêts et de la Faune a instruit la conduite des processus d’accords avec les communautés Baka vivant autour et dans ces parcs nationaux dans le respect des modes traditionnels de prélèvement des ressources. C’est ainsi qu’un premier Protocole d’Accord (Memorandum of Understanding-MoU) a été signé le 26 février 2019, entre les Baka, représentés par l’Association Sanguia Baka Bouma Kpodé (Asbabuk) et le ministère des Forêts et de la Faune (Minfof).

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Cet accord d’une durée de trois ans accordait à ce peuple autochtone des droits d’accès aux ressources naturelles dans ces Parcs nationaux. De leur côté, les Baka s’étaient engagés à contribuer à la préservation des ressources desdits Parcs en dénonçant les activités illégales telles que le braconnage. Ce qui leur a permis de renouer avec leur culture et leur tradition. « Ce premier MoU qui a expiré en février 2022, après trois ans de mise en œuvre, a permis aux Baka de retrouver leur culture et techniques traditionnelles de chasse, de cueillette et de ramassage qui constituent le socle même de leur gestion durable des forêts », a fait savoir la Directrice nationale de WWF Cameroun, Clotilde Ngomba. Qui a indiqué que des échanges d’expériences ont été organisés entre les communautés et ont permis aux ainés qui maitrisent encore ces techniques de les transmettre aux plus jeunes.

Les festivals culturels organisés ont également permis à ces communautés de renouer avec certaines de leurs activités culturelles à l’instar du Festival Djengui organisé à Mambélé. Ce premier MoU a aussi offert aux communautés Baka la possibilité d’augmenter leurs revenus forestiers tout en améliorant leurs conditions de vie. Toutefois, plusieurs faiblesses ont été identifiées au moment de son évaluation et des propositions ont été faites pour un nouveau protocole d’accord qui répondra mieux aux aspirations des bénéficiaires et leur permettra de jouir pleinement de leurs droits.

Libre accès et la pleine jouissance

Signé le 19 septembre 2023 à Bertoua entre Jules Doret Ndongo, ministre des Forêts et de la Faune et  le représentant des Baka à travers l’association Asbabuk, ce nouveau protocole d’accord prend en compte le rôle des acteurs clés autour des parcs, tels que les opérateurs du secteur privé (chasseurs sportifs et sociétés d’exploitation forestière), les gestionnaires des parcs et les Ong qui n’avaient pas été prévus dans le premier accord. Il prévoit également la signature d’accords séparés entre les Baka et les opérateurs du secteur privé qui gèrent des espaces importants à l’extérieur des parcs pour un accès libre aux parcs à travers leurs zones vitales.

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Ce nouveau protocole d’accord a aussi intégré la réserve de faune de Ngoyla et les communautés qui l’entourent. Pour le ministre des Forêts et de la Faune, « la loi forestière camerounaise en vigueur reconnait l’exercice du droit d’usage aux communautés riveraines ». En signant ce deuxième protocole d’accord, Jules Doret Ndongo dit avoir réaffirmé la volonté du gouvernement d’être au côté des gardiens de la forêt que sont les communautés Baka. « Notre objectif est de garantir le libre accès et la pleine jouissance aux communautés Baka dans les parcs nationaux de Lobéké, Nki, Boumba-Bek et dans la réserve de faune de Ngoyla pour leurs activités traditionnelles », a-t-il précisé.

Ange-Gabriel OLINGA BENG  

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