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État des Forêts du Bassin du Congo 2025 : la Comifac mobilise les médias

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Pour le lancement de l’ouvrage ‘‘État des Forêts du Bassin du Congo 2025’’, la Comifac et Landscape Alliance ont organisé le 21 septembre 2026, un briefing presse à Yaoundé. Occasion pour les journalistes d’appréhender les grands enjeux forestiers de la région, et de mieux s’armer pour le concours de reportages lancé à cet effet.

L’ouvrage intitulé ‘‘ Etat des Forêts du Bassin du Congo 2025’’ est présenté comme la Bible ou le Coran pour tout acteur des forêts de la région. Le Dr Richard Eba’A ATYI précise qu’il s’agit d’un « document qui porte tous les indicateurs nous permettant de rendre compte de l’évolution des forêts : surface, biodiversité, économie, ce que les États et les communautés en tirent ». Cet expert de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (Comifac), s’exprimait ainsi devant les journalistes, le lundi 21 septembre 2026. C’était à la faveur du lancement dudit ouvrage, au siège de la Comifac à Yaoundé, organisé par la Comifac et Landscape Alliance. Le Dr. Richard Eba’A ATYI en est d’ailleurs co-auteur, avec Dr Abdon Awono.

Réalisé par le consortium CIRAD, FRM Ingénierie, UCLouvain, CIFOR-ICRAF et l’OFAC avec le financement de l’Union Européenne, l’ouvrage analyse la mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement et les forêts. Cet ouvrage produit à la demande des 11 pays membres, vise notamment à impulser les actions qui contribueront à positionner le Bassin du Congo face à l’actualité mondiale. « Les Etats d’Afrique Centrale ont pris beaucoup d’engagements internationaux, que ce soit les conventions sur le commerce international, les conventions régionales, les conventions sur les droits humains et le patrimoine culturel. Et à certains moments les résultats sont un peu mitigés et on essaye de comprendre l’environnement dans lequel ces conventions sont mises en œuvre. On constate que la pauvreté continue. L’Accord de Paris a été signé en 2015 qui visait à réduire les émissions liées à la déforestation, à l’industrialisation, et à financer l’adaptation au changement climatique dans les pays en développement. Depuis 2015, quelques efforts ont été faits, il y a quelques éléments de démarcation mais il y a encore un grand effort à faire pour arriver à financer ce processus depuis 2015. Selon les résultats scientifiques, l’Afrique Centrale ne capte pas assez de financements internationaux, faute d’une meilleure organisation. Il faut améliorer la gouvernance, se mettre autour d’une table pour travailler ensemble », explique Dr Abdon Awono, chercheur au CIFOR-ICRAF. Ses travaux sur les Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) et la restauration des paysages forestiers et des régimes fonciers au Cameroun, sont de notoriété.

Lire aussi :Plan de convergence de la Comifac : l’avenir du Bassin du Congo se peaufine à Yaoundé   

Lire aussi :Valorisation des ressources génétiques : la cour aux entreprises privées  

Dr Abdon Awono, poursuit : « Nous sommes en train de présenter aux journalistes les résultats de cette publication et surtout les recommandations pour améliorer la mise en œuvre de ces conventions. Nous recommandons aux pays de la sous-région de mobiliser des ressources pour financer l’adaptation au changement climatique au bénéfice des populations. Nous organisons une conférence régionale avec le Réseau des Parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale. Il faut voir comment les résultats de la science vont contribuer à la construction des politiques publiques. Il faut que des décisions soient éclairées ». Cette conférence va réunir les administrations publiques, les parlementaires, les partenaires techniques et financiers pour définir une feuille de route commune.

Lire aussi :Gouvernance forestière : la Comifac veut parler d’une seule voix  

Pour une meilleure imprégnation du livre, la Comifac a lancé le Concours de reportages journalistiques, pour valoriser le travail des journalistes et les Forêts du Bassin du Congo. Ouvert aux professionnels des médias, ce concours les invitera à produire des reportages originaux à partir des données, analyses et thématiques abordées dans l’État des Forêts du Bassin du Congo 2025.

Valgadine TONGA

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