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Elections à la Caf / Patrice Motsepe : programmé pour gagner !

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Après les démissions en cascade du sénégalais Augustin Senghor, de l’Ivoirien Jacques Anouma et du Mauritanien Ahmed Yahya à la présidence de la Confédération africaine de football, le milliardaire Sud-Africain, présenté comme le cheval gagnant

Après les démissions en cascade du sénégalais Augustin Senghor, de l’Ivoirien Jacques Anouma et du Mauritanien Ahmed Yahya à la présidence de la Confédération africaine de football, le milliardaire Sud-Africain, présenté comme le cheval gagnant de la Fifa, reste désormais seul en lice. 

 

Y avait-il meilleur scénario ? Pas si sûr. Les sirènes de la victoire (évidente) de Patrice Motsepe retentissaient depuis qu’il a annoncé officiellement sa candidature pour succéder à Ahmad Ahmad à la tête de la Caf. Présenté comme l’homme du Renouveau au sein de cette instance secouée ces trois dernières années par des scandales à n’en plus finir, il avait suffisamment d’arguments solides pour faire basculer la balance des suffrages en sa faveur. Dixième fortune du continent africain selon le dernier classement du magazine américain Forbes, il a aussi été le premier Noir milliardaire en Afrique du Sud et il est, avec ses 2,6 milliards de dollars, le troisième homme le plus riche du pays. L’une de ses sœurs aînées, Tshepo Motsepe, est l’épouse du chef de l’État, Cyril Ramaphosa.

Depuis 2004, il est le président du Fc Mamelodi Sundowns, le club de foot le plus titré d’Afrique du Sud, qui a remporté en 2016 la Ligue des champions de la Caf face à la prestigieuse équipe égyptienne Zamalek. En 2017, le club s’était offert la Supercoupe d’Afrique. « Je veux apporter ma modeste contribution en toutes circonstances afin d’utiliser le sport pour unir les Africains », a déclaré jeudi 25 février dernier cet homme d’affaires sud-africain de 58 ans, lors d’une conférence de presse. « Nous réussirons et nous rendrons le football africain compétitif au niveau international », a-t-il assuré.

Lire aussi :Elections à la Caf : Gianni Infantino, le parrain !

Compromis  

Et comme il fallait s’y attendre, le Mauritanien Ahmed Yahya, qui avait annoncé sa candidature à la présidence de la Caf le 9 novembre 2020, a décidé samedi dernier, de renoncer à l’élection qui se tiendra le 12 mars prochain à Rabat. Un obstacle en moins sur la voie royale de son challenger sud-africain. Ce d’autant plus que la veille, le Sénégalais Augustin Senghor et l’Ivoirien Jacques Anouma avaient choisi de jeter le tablier et abandonner la course vers le trône. Il ne reste donc plus qu’un seul candidat, le Sud-africain plus que convaincu de succéder au Malgache Ahmad. Les quatre hommes sont depuis samedi à Nouakchott pour la finale de la Can des moins de 20 ans (remportée par le Ghana Ndlr).

Ils devraient valider le compromis de Rabat et se « partager le gâteau » pour reprendre nos confrères de Radio France international (Rfi). À savoir : le poste de vice-président pour Augustin Senghor, et celui de deuxième vice-président pour Ahmed Yahya. Quant à l’Ivoirien Jacques Anouma, il devrait hériter du titre de « conseiller spécial » du président. Jacques Anouma avait jugé mardi dernier « pas trop démocratique » cet accord de Rabat, laissant planer la possibilité de maintenir sa candidature.

Daniel NDING 

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