Les fans d’ Ekambi Brillant peuvent désormais avoir toutes les informations passées et instantanées sur l’artiste à travers son site internet, sa page Facebook entre autres.

Ce n’est pas peu que de dire qu’Ekambi Brillant se déploie sur le Web. Après quarante de carrière, l’artiste a compris qu’on ne peut plus faire sans les réseaux sociaux. Surtout qu’il faut numériser ses archives. Avec la jeune équipe de la boite camerounaise D Production, Ekambi Brillant a lancé son site Internet, www.ekambibrillant.com. Il explique que l’idée du site est concrétisée parce que «je suis sous pression. Comme mes chansons font le tour du monde, les gens veulent avoir les informations sur moi, sur ce que je fais, sur ce que j’ai fait, mes vidéos… C’est pour cela que j’ai décidé d’épouser le web. Le public sera mieux au parfum de ce que je fais. Je suis Camerounais, mais je suis un artiste du monde.»
Pour l’heure les informations sur le site sont en français. Elles seront traduites en langue anglaise d’ici la fin du mois. D’autres langues comme l’arabe suivront, tout comme l’application. Sur le site on trouve déjà des vidéos et des photographies inédites. A côté du site, celui qui se targue d’avoir amené le show-biz dans la musique au Cameroun a aussi une page Facebook, un compte Instagram et Twitter. Il a surtout une chaine Youtube. «Il y avait déjà mes chansons sur Youtube mais on est mieux servi que par soi-même. C’est normal. Les gens vont aussi commencer à effectuer des téléchargements payant de mes chansons sur mon site ou via ma chaine Youtube. Il faut en finir avec la piraterie parce que nous travaillons et les autres s’enrichissent avec nos œuvres sur Youtube. Mes chansons ne seront téléchargées désormais que sur mes plateformes. Vous aurez tout en exclusivité sur mon site», soutient le père de «Moussoloki, Elongui, Mun’a muto…». Pour celui qui a été élevé au grade de Commandeur de l’Ordre national de la Valeur, «le téléchargement fait partie des droits d’auteurs. Les gens se sucraient sur la musique d’Ekambi Brillant et moi je n’avais rien. Depuis huit ans on n’a pas de société de droits d’auteurs. Je fais comment pour vivre ? Il faut que je commence à gagner ma vie ne serait-ce que par là, jusqu’au jour où on aura une nouvelle société des droits d’auteurs.»
Les Mélodies d’Antan
Parlant des droits d’auteurs de l’art musical, Mota Muenya (homme d’éclat) n’est pas très optimiste. «Ils sont en travaux depuis trois ans. Nous les artistes musiciens confondons tout. Nous ne sommes pas à la hauteur. On ne respecte pas les grands dans notre société. Dès que quelqu’un sort un disque il peut se prévaloir d’être Pca d’une société des droits d’auteurs. Il n’y a pas d’échelons. Tout le monde peut tout faire et veut tout faire parce que nous sommes des ‘‘cons’’».
Ekambi Brillant a profité de l’inauguration du cabaret Les Mélodies d’Antan de l’artiste Henri Njoh, le mercredi 19 avril 2017 à Douala, pour présenter ses différentes plateformes numériques. Pendant sa maladie, le cabaret qui se trouvait alors à Deido avait fermé ses portes. Le cabaret Les Mélodies d’Antan ressuscite et se délocalise au snack-bar-restaurant ‘‘Chez Mado’’ à Bali. Les premières notes qui signeront l’ouverture officielle seront données par Ekambi Brillant, samedi 22 avril 2017. Qui promet d’ailleurs un «grand show avec tout mon orchestre pour soutenir mon frère et collègue Henri Njoh».
Valgadine TONGA