Ordre national : Ekambi Brillant désormais Commandeur

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Le gouverneur de la région du Littoral a personnellement attribué la distinction spéciale du président de la République à l’artiste musicien ce 20 juin 2016.

 Ekambi Ekambi Louis Brillant, Commandeur de l'Odre national de la valeur, photo Lavoixdukoat

Ekambi Brillant, Commandeur de l’ordre national.

Après le titre d’officier de l’ordre national de la valeur, décernée à titre exceptionnel en 2010, l’artiste musicien Ekambi  Ekambi Louis Brillant vient de nouveau d’être honoré solennellement par le président de la République. « Mota Muenya », « homme d’éclat » en langue Duala, a reçu ce 20 juin 2016, sa médaille de Commandeur de l’ordre national de la valeur. Une distinction émanant du Chef de l’Etat, grand maître des ordres nationaux, à l’occasion de la 44ème fête nationale de l’unité célébrée ce 20 mai 2016.

C’est Samuel  Ivaha Diboua, le gouverneur de la région du Littoral, qui a personnellement  remis le collier de commandeur à l’artiste ; qui a reçu une pluie d’éloges de la part de l’ex-gouverneur de la région de l’Est. En voici quelques morceaux choisis tirés de son discours circonstanciel : « véritable icône, une virtuose de la musique camerounaise au talent rare, à la carrière riche et plurielle qui suscite admiration et respect », « voix suave et mélodieuse,……c’est le grand talent, quand il chante il devient tout simplement magique, envoûtant par ses pas de danses venus d’ailleurs », « Il a tout simplement permis au Makossa de garder son originalité, sa pureté », ou encore « ce grand artiste …qui  a évité les excès de la vie qui ont noyé dans l’oubliette certaines vedettes de renom » etc.…




Des mots qui ont caressé dans le sens du poil l’artiste, originaire de Dibombari, dans le département du Moungo. Après des études éclairs à Yaoundé,  Ekambi  Ekambi Louis Brillant va ranger son cartable pour embrasser une carrière musicale osée. Au grand dam de ses parents, qui voyaient en lui la graine d’un excellent médecin. A la blouse, le jeune Ekambi  va préférer le micro et la scène. En 1972, il n’a que 24 ans lorsqu’il signe son premier contrat avec une major européenne de l’industrie musicale, Phonogram. Pour une production de 4 disques 45 tours. Des succès. Ce qui lui vaudra d’ailleurs d’être lauréat en 1975, du concours radiophonique organisé par  l’Office de radio et télévision française (Ortf), l’actuelle Rfi. C’est à ce moment qu’il va enregistrer son premier 45 tours intitulé « Ngon’a bô, sona mouna », « la fille Abo, une enfant », en langue Duala.

40 ans de carrière

C’est le 2 juin  2012, qu’Ekambi Brillant recevra son premier disque de diamant, remis par la Sacem, pour vente de plus de 500.000 albums. Mais l’icône est également un  formidable dénicheur et formateur  de talents. Dans son registre, des artistes devenus de véritables stars, à l’instar d’Aladji Touré, Noël  Ekwabi, Lobe Valérie, Noel Assolo,  Mbida Douglas, Lobe Valéry, Jojo Kouoh,  Conty Billong, Jackson Berry ou Angélique Kidjo et Cella Stella. C’est un «grand artiste au petit corps », selon le gouverneur du littoral qui a «un style atypique, parfois extravagant mais toujours soigné». Il a également côtoyé les  plus grands. On citera, James Brown et Sweet Mary.  Son prochain album a d’ailleurs reçu la contribution artistique et musicale des musiciens de Michael Jackson, Whitney Houston, Lionel Ritchie et Bruce Springsteen. Un album déjà très attendu, produit et enregistré à New York par le grand bassiste jazzman camerounais Francis Mbappe.




« Je suis très honoré par cette autre distinction », a déclaré l’artiste musicien honoré, aussi présenté comme « auteur compositeur, arrangeur, interprète et producteur »  dont la musique a « contribué au rayonnement de son pays ». D’où cette reconnaissance de la patrie. Ekambi Brillant, c’est in fine, des titres historiques comme « Elongi », « Aboki », « Ida », « a sango », « camair », « Muna Muto » ou encore « sena ». En plus de 40 ans de carrière. 40 ans de carrière dont Samuel Ivaha Diboua s’est accroché,  pour lancer un message aux jeunes musiciens : «Qu’ils produisent davantage la bonne musique en lieu et place de la musique de nuisance, qu’ils cessent d’être des princes et des princesses de l’éphémère, de la platitude, pour plutôt être des producteurs  des œuvres qui transcendent l’espace et le temps ».

D.N.

 

 

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