Vendredi 16 octobre dernier, la salle Tokoto de l’hôtel de ville de Bonanjo a accueilli la présentation officielle de la 7ème édition de Douala Fiesta. Autour du maire, le Dr Roger Mbassa Ndine, du secrétaire général, artistes et acteurs culturels étaient présents. Locko, la Miss Douala Fiesta 2025 et plusieurs artistes ont marqué ce rendez-vous.
Du 18 décembre 2026 au 2 janvier 2027, le Parcours Vita sera la scène de seize jours d’activités, sous le slogan « 16 jours pour faire vibrer Douala, jour et nuit ». Lancé en 2020, en pleine crise sanitaire, le festival avait été pensé comme un moment de détente. « Nous l’avons voulu en fin d’année, au moment de détente, de décrispation », a rappelé le maire de la ville, le Dr Roger MbassaNdine, qui appelle les habitants à se mobiliser. Selon les explications de Christian Essame, chef du projet Douala fiesta, les six premières éditions ont cumulé 400 000 festivaliers. Pour 2026, les organisateurs visent 100 000 visiteurs et annoncent plus de 150 exposants.
Ainsi, du 21 au 23 décembre prochain, des rencontres économiques réuniront entreprises, PME, banques et partenaires. Expositions, rendez-vous d’affaires, ateliers sur les technologies et l’intelligence artificielle, conseils en finance, fiscalité et droit des affaires sont annoncés. Christian Essamé, prévoit aussi une tournée dès novembre dans les six arrondissements pour repérer des talents et mobiliser les habitants. Le concours « Mamie Makala » mettra à l’honneur les femmes des quartiers.
Scène et tradition
Sur le plan scénique et artistique, Grâce Decca, Locko Tenor, Urich Takam, Jacky Kingué, Marolle Ntchamba et Coco Argentée et pleins d’autres, figurent parmi les artistes annoncés. Des activités pour les jeunes et un espace ludique pour les tout-petits sont prévus. À Noël, la « Table du Cœur » doit offrir repas, cadeaux et animations aux enfants vulnérables. Le concours Miss Douala Fiesta réunira 40 candidates, dix finalistes et trois lauréates, appelées à devenir ambassadrices de la ville et de ses partenaires.
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La diversité culturelle constitue un autre axe majeur de cette édition. À travers le « Village des 4 Aires », les organisateurs entendent faire dialoguer les cultures sawa, des Grassfields, soudano-sahéliennes et fang-beti, notamment par la danse, la musique, les masques, les contes et les traditions culinaires. Le Maire souhaite que les sonorités patrimoniales et les danses traditionnelles trouvent leur place. « Nous voulons que nos musiques, nos danses patrimoniales, issues des différentes régions du pays, puissent s’exprimer », affirme le Dr Mbassa Ndine.
Patrimoine local et identité culturelle
Entre africanité revendiquée et identité territoriale, Douala Fiesta doit relever le défi majeur de la valorisation des patrimoines spécifiques du Littoral. La célébration de l’âme de Douala ne saurait se limiter à une représentation générale des cultures, au risque d’effacer les singularités sawa. Langues locales, répertoires musicaux, danses traditionnelles et savoir-faire communautaires méritent une place structurante dans la programmation. Une caravane culturelle traversant les six arrondissements, relayée par des retransmissions en direct, renforcerait l’ancrage territorial du festival et sa proximité avec les populations.
Aussi, le festival mise sur les affaires, la cohésion et la culture. Les retombées économiques, la participation des quartiers et la place accordée aux patrimoines locaux diront ce que cette édition aura apporté à la ville. Douala Fiesta entend ainsi faire vibrer la capitale économique au rythme des concerts, des rencontres d’affaires et des expressions culturelles. Mais au-delà des scènes et de l’effervescence populaire, le rendez-vous sera attendu sur sa capacité à révéler les talents locaux, à faire vivre les patrimoines et à créer des opportunités pour les populations. Car si la fête rassemble, la culture donne à la ville sa voix, sa mémoire et son identité.
Cheik Malcolm EPANDA





