Le leader politique Jean-Jacques Ekindi a appelé, ce 13 janvier 2026, à un débat national pour résoudre la crise socio-politique qui secoue les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest, en remplacement du dialogue traditionnel. Il a présenté des propositions concrètes pour le développement du Cameroun.
Jean-Jacques Ekindi a rompu son silence et pris la parole ce mardi 13 janvier 2026 à Douala lors d’une conférence de presse courue. Dans son propos, il a lancé un appel à un débat national en lieu et place du dialogue traditionnel entre le gouvernement et les sécessionnistes anglophones. Loin de chercher à diviser ou à cliver, « le chasseur de lion » propose une réflexion sur les idées et non sur les partis, soulignant la nécessité d’examiner en profondeur les revendications, notamment celle de la sécession des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Jean-Jacques Ekindi a affirmé que, pour résoudre la crise, il est primordial de comprendre les causes profondes du conflit avant de se précipiter dans des discussions. Selon lui, il est essentiel de se poser la question fondamentale : « De quoi s’agit-il réellement ? ». Il remet en question la validité historique et légale de la sécession, rappelant que le Cameroun, depuis 1476, est une nation indivisible. « Personne n’a le droit de remettre en cause l’accord fondateur du Cameroun », a-t-il insisté, tout en appelant à un débat préalable sur les idées et les revendications. Ainsi a-t-il pris le temps de rappeler le contexte historique du Cameroun, en insistant sur les luttes menées pour l’indépendance et la réunification.
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Selon lui, les réclamations actuelles des sécessionnistes n’ont aucune base solide dans l’histoire du pays. Il a évoqué la réunification de 1961, soulignant que la partition du Cameroun à l’époque coloniale ne justifie en aucun cas la scission actuelle du pays. « Le Cameroun a toujours été unifié, et c’est dans l’adversité que nous avons forgé notre nation », a-t-il ajouté.
Jean-Jacques Ekindi propose ainsi une approche de réflexion collective et de débat sur les idées pour résoudre la crise actuelle. Son appel à la réconciliation et à l’unité nationale, ainsi que ses propositions pragmatiques pour le développement, marquent sa volonté de dépasser les clivages politiques et ethniques et de bâtir un Cameroun plus fort, plus solidaire et plus prospère.
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Au-delà de la crise anglophone, l’ancien député à l’Assemblée nationale a souligné l’importance de l’unité nationale pour faire face aux défis du pays. Il a énuméré une série de propositions concrètes pour le prochain gouvernement, qu’il espère inspirer : le rétablissement de l’ordre républicain dans les zones touchées par la violence, sanctuariser les zones sensibles tout en rétablissant l’ordre de manière progressive ; écouter les récriminations des citoyens et y répondre de manière transparente et effective ; promouvoir le développement économique.
Blanchard BIHEL






