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Belles lettres : Douala accueille L’Ambitieuse

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Le premier roman de la journaliste, Rachel Molango a été dédicacé jeudi, 27 mai à l’hôtel Sawa.

Le premier roman de la journaliste, Rachel Molango a été dédicacé jeudi, 27 mai à l’hôtel Sawa.

De journaliste à écrivaine, il n’ y a souvent qu’un pas. La journaliste Rachel Malongo l’a allègrement franchi. Celle qui travaille à la Cameroon radio and television, vient de livrer son premier roman, L’Ambitieuse. Il a été présenté jeudi, 27 mai 2021 à Douala, une cérémonie de dédicace très courue à laquelle a notamment pris part l’écrivain camerounais Gaston Kelman.

Gaston Kelman n’a pas tari d’éloges à l’endroit de l’auteure qui selon lui, n’est pas tombée dans les travers de nombreux écrivains africains en général et camerounais en particulier, qui très souvent, expriment des réalités qui ne sont pas  celles de leur société. Rachel Malongo à travers ce premier essai réalise une passion acquise dès le bas âge au sein du cocon familial, notamment d’un père ‘‘sage-femme’’ mais qui, pendant ses heures libres, s’adonnait à la rédaction des revues scientifiques pour défendre ce noble métier et d’une mère férue de lecture.

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«C’est dans cet environ que j’ai grandi. Puis très jeune, je m’exerçais déjà au lycée et à l’université où j’écrivais déjà des essaies qui ont malheureusement tous disparus», révèle-t-elle.

Cet ouvrage de 191 pages, aux allures féministes aborde, comme l’indique son titre, la thématique de l’ambition chez les femmes.  Un sujet que ces dernières n’osent pas souvent aborder. «J’ai voulu dans cet ouvrage dépoussiérer la notion d’ambition chez les femmes. Elles n’osent pas souvent en parler, pourtant l’ambition est tout à fait légitime. L’Afrique a besoin des femmes et des jeunes ambitieux pour son développement. Seulement, cette ambition a des écueils», prévient Rachel Malongo. À cet effet, le roman raconte l’histoire d’une jeune adolescente, Ferrari, issue des milieux modestes, qui n’a  lésiné sur aucun moyen pour parvenir à ses fins. Celle d’avoir une vie de star, menant parfois une vie de débauche. D’où cette interrogation de l’auteure : «Jusqu’où est-on prêt à aller au nom de l’ambition ?».

Écrit en trois mois, ce roman est loin d’être une autobiographie, signale-t-elle, mais présente et dénonce les réalités de notre société. L’auteure s’est gardée de prendre position et de donner des leçons, laissant le lecteur se faire sa propre religion.

Blanchard BIHEL

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