Autonomisation de la femme…le leitmotiv de la GREFC-MD

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Comment libérer la femme de l’étreinte de la société ? Comment l’autonomiser et lui donner une certaine émancipation afin que le regard et la considération issus des plus anciennes traditions réorientent leur conception de la femme que les réalités de la modernité nous imposent ? La reine Clarisse Douala Manga Bell fait sienne cette problématique. Une fois encore, lors de l’Assemblée générale annuelle de la GREFC-MD (Grande rencontre d’échanges des femmes camerounaises et du monde), samedi 22 février 2020 à Douala, la présidente fondatrice l’a réitérée : «L’autonomisation de la femme c’est permettre de mieux contribuer à l’éducation de ses enfants, le bien-être de sa famille

La question de l’autonomisation, de l’émancipation des femmes et de la jeune fille sont les priorités de l’association, renouvelées à l’occasion de L’AG annuelle à Douala de la GREFC-MD.  

Comment libérer la femme de l’étreinte de la société ? Comment l’autonomiser et lui donner une certaine émancipation afin que le regard et la considération issus des plus anciennes traditions réorientent leur conception de la femme que les réalités de la modernité nous imposent ? La reine Clarisse Douala Manga Bell fait sienne cette problématique. La présidente fondatrice l’a réitérée lors de l’Assemblée générale annuelle de la GREFC-MD (Grande rencontre d’échanges des femmes camerounaises et du monde), samedi 22 février 2020 à Douala : «L’autonomisation de la femme c’est permettre de mieux contribuer à l’éducation de ses enfants, le bien-être de sa famille, le développement de son pays. C’est acquérir des capacités nécessaires pour prendre soin de soi-même, de son corps et de son esprit. Et ceci ne peut se faire que par l’éducation des femmes. Sur le point de vue physique, le contrôle de sa sexualité et de sa fécondité et sur le point de vue économique, par l’égalité et le contrôle sur les moyens de productions… »

Des objectifs

L’Ag de samedi a été l’occasion de revisiter les objectifs de «La Grande Rencontre d’Echange des Femmes Camerounaises et du Monde». Créée en 2016 à Douala, l’association apolitique qui réunie les femmes camerounaises et du Monde  est une association apolitique, œuvre dans la promotion de l’entreprenariat féminin à l’échelle internationale, dans la sensibilisation des femmes à connaitre leur importance dans la société à travers les séminaires, les conférences et les débats éducatifs, etc. Des combats que mène l’association, pas après pas, à travers les différentes conférences internationales qu’elle organise. La troisième édition s’est tenue au Togo. En 2021, les femmes de la GREFC-MD se retrouveront au Gabon.

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Les femmes de la GREFC-MD ont d’ailleurs pris comme résolution, à l’issue du grand forum de Libreville au Gabon, de «nous entretenir sur le renforcement des capacités des femmes au développement durable. C’est l’occasion de convier toutes les dames de notre cher pays, à venir démontrer leur savoir-faire à Libreville» déclare la présidente. Et d’ajouter : «Pour l’année 2020, nous sommes dans la dynamique de la réalisation de notre étang de pisciculture afin que les femmes de la GREFC- MD puissent être autonomes et former d’autres femmes à atteindre leur émancipation et autonomisation financière.»

L’une des ponctuations majeures de l’Ag a été la signature d’un accord de partenariat entre la Croix Rouge et la GREFC-MD. Pour le Dr Kouo Ngamby Vincent, Président du comité départemental de la Croix-Rouge du Wouri, «nous sommes parfaitement à l’aise avec le mouvement de la GREFC-MD parce que, ces dames sont là pour débloquer la situation des femmes en difficultés, des filles qui n’ont rien à faire et qui cherchent un métier. Elles sont là pour accompagner des filles dans la formation, l’apprentissage, l’auto emploi et l’émancipation.»

« Éduquer une jeune fille, c’est sauver le monde. Le rôle de la femme c’est d’accompagner sa famille. Une femme qui n’est pas autonome, ne peut pas tenir sa famille. Il faut que la femme soit à même d’accompagner son époux, il faut que la femme soit à même, à s’occuper de ses enfants, intellectuellement, matériellement, financièrement. La femme n’est pas une roue de secours, mais plutôt une autre roue de la locomotive d’une famille. La rendre autonome n’est donc pas la rendre rebelle», a conclu Dora Beondo, directrice des PME Littoral. La rencontre s’est achevée par la remise des parchemins.

Cheikh Radykhal EPANDA

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