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Assistance humanitaire : une lueur du fond de la pénombre

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L’opération de distribution de dons aux déplacés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a redonné du baume au cœur de plus de mille familles à Douala. Qui avouent tout de même que la paix serait le meilleur cadeau à leur offrir.

Douala 4ème, vendredi 27 septembre 2019. Il est 12h30. Les fines gouttes de pluie ont formé la gadoue par endroit  au lycée polyvalent de Bonabéri. Pas suffisant pour décourager les milliers de familles déplacées de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, venus recevoir les dons du Chef de l’Etat, via son ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Récipiendaire, Nadine T (nom d’emprunt, souhaité par notre interlocutrice, pour la préserver d’éventuelles représailles des ambazoniens) vient de loin. Elle a beau trouvé refuge à Douala, la misère et les pleurs lui tiennent fidèlement compagnie depuis deux ans. De l’aube à l’aurore, sa situation et sa mémoire lui vomissent à souhait les démons de son douloureux passé.

«J’ai fui ma maison dans le Nord-Ouest en 2016, au déclenchement de cette sale guerre. Un jour, les ambazoniens sont arrivés chez nous, ont tué mon mari qui était militaire. Ils m’ont sauvagement battue. Je ne sais par quel miracle j’ai pu sauver mes six enfants. Mais je garde les séquelles de la bastonnade, notamment à l’œil gauche  où j’ai toujours de violentes douleurs», raconte Nadine T qui tente vainement de contenir ses émotions. Au bout de quelques phrases, elle éclate en sanglots. Son bébé d’un an huit mois qu’elle porte sur sa hanche gauche, pose sur elle un long regard triste, comme s’il comprenait son chagrin. «Le chef de quartier de Nyala 2 ne connaissait personne de nous, mais ils nous a accueilli chez lui, avec  plus de dix autres familles. Il se bât pour envoyer certains de nos enfants à l’école. Nous souffrons pour manger parce que le chef est débordé. Nous n’avons pas de vêtements. Cette robe que j’arbore est le seul vêtement que j’ai. C’est la tenue du deuil de mon mari. Même ce bébé n’a pas une seule chaussure», déplore Nadine T passée de l’aisance au néant avec six enfants.

L’opération de distribution de dons aux déplacés du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a redonné du baume au cœur de plus de mille familles à Douala. Qui avouent tout de même que la paix serait le meilleur cadeau à leur offrir. Douala 4ème, vendredi 27 septembre 2019. Il est 12h30. Les fines gouttes de pluie ont formé la gadoue par endroit  au lycée polyvalent de Bonabéri. Pas suffisant pour décourager les milliers de familles déplacées de la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, venus recevoir les dons du Chef de l’Etat, via son ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Récipiendaire, Nadine T vient de loin. Elle a beau trouvé refuge à Douala, la misère et les pleurs lui tiennent fidèlement compagnie depuis deux ans. De l’aube à l’aurore, sa situation et sa mémoire lui vomissent à souhait les démons de son douloureux passé
Les dons aux déplacés du NoSo.

Le Plan d’assistance humanitaire d’urgence initié par le président Paul Biya est une bouffée d’oxygène pour Nadine T et plus de mille autres familles sinistrées. Ils ont reçu des mains de Paul Atanga Nji  lui-même, d’importants packages constitués du matériel de couchage, des bouteilles d’huiles végétales, de sacs de riz, de parapluies, de rouleaux de papiers hygiéniques…d’un accompagnement financier d’un montant global de 10millions Fcfa. Dans un discours en ‘‘pidjin’’ fortement applaudi par les récipiendaires, le Minat -qui veille au grain de tout le processus- assure que l’opération entre dans la première phase du Plan d’assistance humanitaire d’urgence.

Lire aussi :Crise anglophone : une bouffée d’oxygène pour les populations des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest

Paul Atanga Nji souligne que la deuxième phase sera liée à la reconstruction des habitations détruites. De quoi réjouir ses «frères et sœurs» du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. «Nous voulons retourner chez nous. Je veux repartie chez moi avec mes enfants. Je veux être prêt de la tombe de mon mari, qui a été enterré en mon absence, parce qu’on était en fuite. Aujourd’hui je dois supplier pour avoir un travail qui peux me donner 200F par jour, pourtant chez moi j’étais cultivatrice, je n’avais aucun problème. Nous disons énormément merci au ministre et au président de la République pour tout ce qu’il nous donne parce que ce n’est pas la première fois. Mais nous voulons la paix», supplie-t-elle.

Cette opération qui se poursuit encore à Douala au moment où nous allons sous presse, se déroule simultanément à Bamenda.

Valgadine TONGA

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