La Cour d’honneur de la Brigade du Quartier général à Yaoundé a accueilli ce vendredi 25 septembre 2026 la cérémonie de remise des attributs aux cinq officiers récemment promus au grade de Général de brigade. Présidée par Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, la cérémonie a également consacré l’installation de nouveaux responsables à la tête de plusieurs unités stratégiques des forces de défense camerounaises.
Ils sont désormais cinq à porter les étoiles de Général de brigade. Promus par décret présidentiel du 3 août 2026, Mesmin Magloire Aristide Eloundou -pour la Gendarmerie nationale-, ainsi que Raymond Jean Charles Beko’o Abondo, Oumar Nchankou Mbouombouo Njindam, Wilson Epie Ngome et Elie Romance Mezui Zo’o, issus de l’Armée de terre franchissent ainsi un nouveau palier dans leur carrière militaire. La cérémonie de remise des attributs a eu lieu ce vendredi 25 septembre 2026 dans la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier Général à Yaoundé. Devant les nouveaux promus, Joseph Beti Assomo a rappelé les exigences liées à leurs nouvelles responsabilités et les a appelés à poursuivre leur engagement au service de la République.
La discipline des hommes placés sous leur commandement constitue une exigence fondamentale, tout comme le respect des règles militaires et des valeurs républicaines. Une attention particulière est également portée à l’usage des réseaux sociaux par les personnels militaires, dont les publications et les comportements dans l’espace numérique doivent demeurer compatibles avec les obligations de réserve, de responsabilité et de protection des informations liées au service. L’encadrement des troupes passe ainsi autant par l’exemplarité des chefs que par la maîtrise des comportements individuels.
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Il a également été rappelé aux promus, de consolider les liens entre les Forces de défense et les populations à travers le concept Armée-Nation. Le Mindef a invité les militaires à demeurer au service de la Nation et à contribuer à la protection des citoyens, dans le respect des institutions et des lois de la République.
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A l’aune du discours du Ministre, l’on retient que le parcours de Mesmin Magloire Aristide Eloundou E. illustre une carrière à la croisée de la gendarmerie, du renseignement et de l’administration militaire. Né le 26 novembre 1967 à Yaoundé, il rejoint l’École militaire interarmées après une licence obtenue en 1990. Membre de la promotion « Intégrité territoriale », il poursuit sa formation à l’École des officiers de la Gendarmerie de Melun, en France. Au fil des années, il accumule plusieurs qualifications, notamment un certificat d’État-Major à l’EMIA en 2003, un diplôme d’État-Major de la Gendarmerie à Maisons-Alfort en 2006 et le brevet de l’Enseignement militaire supérieur de second degré, correspondant à l’École de guerre, obtenu au Maroc en 2009. Commandant de pelotons mobiles à Yaoundé et Edéa, adjoint au commandant de compagnie, responsable du renseignement de la Gendarmerie nationale, chef du service Enquêtes et Instruction à la Division de la sécurité militaire ou encore responsable de la coopération militaire au ministère de la Défense, il occupe au fil des années plusieurs postes à responsabilités. De 2011 à 2019, il dirige la Division des Affaires générales au cabinet du Secrétaire d’État chargé de la Gendarmerie nationale.
Il devient ensuite Directeur de l’Emploi et des Structures de la Gendarmerie nationale, puis Directeur général adjoint de la Direction générale de la recherche extérieure. Depuis août 2026, il est Directeur central de l’Administration et de la Logistique de la Gendarmerie nationale. Son parcours comprend également plusieurs engagements opérationnels, notamment les opérations Delta et Dorade, le déploiement de personnels de la Gendarmerie à la MINUSCA et des opérations de sécurisation dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.
Raymond Jean Charles Beko’o Abondo, né le 8 mai 1972 à Batouri accède au grade de général de brigade alors qu’il est appelé à commander la Garde présidentielle. Après son baccalauréat série D en 1991, il rejoint l’Académie militaire d’Evelpidon en Grèce en 1992. Sa carrière militaire connaît ensuite une progression régulière, de sous-lieutenant en 1995 à général de brigade en 2026, en passant par les grades de lieutenant, capitaine, chef de bataillon, lieutenant-colonel et colonel. Son cursus comprend notamment un certificat et un diplôme d’État-Major ainsi qu’une qualification de parachutiste. Il a effectué l’essentiel de sa carrière au sein de la Garde présidentielle où il a occupé plusieurs fonctions de commandement et d’instruction. Il a notamment été commandant de compagnie, chef de bureau, commandant du Centre d’instruction puis commandant de la Garde présidentielle. Son parcours est également associé à la sécurisation de plusieurs événements d’envergure, parmi lesquels des sommets internationaux, des visites de chefs d’État, la CAN féminine 2016, la CAN 2021, des sommets de la CEMAC et des cérémonies liées à l’investiture présidentielle.
Il compte plusieurs distinctions, dont le grade de Commandeur de l’Ordre de la Valeur, la Médaille de la Vaillance et le grade de Grand Officier de l’Ordre de la Valeur en 2026.
Oumar Nchankou Mbouombouo Njindam, né le 6 septembre 1975 à Foumbot, prend quant à lui le commandement de la 11e Brigade d’infanterie motorisée. Titulaire d’un DEUG en mathématiques et d’un Master en stratégie et défense, il est diplômé de Saint-Cyr en France et de l’École supérieure internationale de guerre de Yaoundé.Il a également suivi plusieurs formations spécialisées dans le combat en montagne, le combat commando, l’aguerrissement en forêt équatoriale et la lutte antiterroriste. Sa carrière est particulièrement marquée par les responsabilités opérationnelles. Après des fonctions d’instructeur et de commandant de compagnie à la Garde présidentielle, il devient directeur de l’instruction au Centre d’instruction des Forces armées nationales à Ngaoundéré avant de rejoindre différentes unités du Bataillon d’intervention rapide.Entre 2014 et 2016, il commande la zone Centre de l’opération Alpha à Waza. Il prend ensuite la tête du BIR dans la zone d’Idenau, puis du BIR Surface à Man O’War Bay, près de Limbé. Il rejoint par la suite la 21e Brigade d’infanterie motorisée à Buea, avant d’occuper les fonctions de chef du Centre opérationnel interarmées et de sous-chef Opérations à l’État-Major des Armées.
Son parcours opérationnel comprend notamment les opérations à Bakassi, les actions contre Boko Haram et les coupeurs de route dans l’Extrême-Nord, les opérations contre les groupes armés dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest ainsi que la lutte contre la piraterie maritime. Son dossier de carrière fait également état d’une blessure subie en opération dans l’Extrême-Nord en 2016. Il a reçu plusieurs distinctions militaires, dont la Médaille de la Vaillance et la Croix de la Valeur militaire avec citation à l’Ordre de l’Armée.
Wilson Epie Ngome, né le 21 septembre 1974 à Douala, est désormais Inspecteur des Forces à l’État-Major des Armées. Après une licence, il intègre l’EMIA de Yaoundé en 1998 et se spécialise notamment dans l’artillerie sol-air. Sa formation comprend un stage d’application au Maroc, un diplôme de commandant d’unité ainsi qu’un certificat et un diplôme d’État-Major. Il débute comme chef de section au Bataillon d’artillerie sol-air avant d’en devenir commandant de batterie. Il occupe ensuite plusieurs responsabilités, notamment chef d’État-Major du Régiment d’artillerie sol-air, commandant du 31e Bataillon d’appui à Ngaoundéré et commandant en second du Centre de renseignement militaire. En 2021, il prend le commandement du 21e Régiment d’artillerie sol-air. Promu général de brigade en 2026, il est nommé Inspecteur des Forces. Il a notamment participé à l’opération Delta et à des opérations contre les preneurs d’otages dans l’Adamaoua et le Nord.
Dernier promu, Elie Romance Mezui Zo’o, né le 13 août 1968 à Ambam, conserve le commandement de la Brigade d’intervention rapide, qu’il dirige depuis mars 2020. Son parcours académique commence dans les sciences. Après un baccalauréat série D, il obtient une licence en sciences naturelles en 1991, une maîtrise en pétrologie et géologie structurale en 1992, puis un DIPES II en biologie à l’École normale supérieure en 1993. Il rejoint ensuite l’EMIA au sein de la promotion « Intégrité territoriale ». Il complète sa formation militaire en Belgique et à Yaoundé, notamment dans le domaine de la défense militaire du territoire et de l’état-major, avant d’acquérir plusieurs qualifications dans les troupes aéroportées.
Après un passage à la Garde présidentielle, il rejoint le Bataillon des troupes aéroportées de Koutaba, où il occupe plusieurs postes de responsabilité. Il commande ensuite le 81e Bataillon d’infanterie motorisée, devenu 12e BIM, à Bertoua, puis le BTAP à Koutaba. Son parcours comprend également une mission en République centrafricaine dans le cadre de la FOMUC puis de la FOMAC.
Avec ces cinq promotions, le haut commandement militaire camerounais accueille donc de nouveaux officiers généraux aux parcours diversifiés, entre commandement opérationnel, renseignement, administration, artillerie, gendarmerie et unités d’intervention. La cérémonie du 25 septembre 2026 a également été marquée par l’installation du général de brigade Donatien Melingui Nouma comme commandant de la Première Région militaire interarmées et du colonel Yves Edgard Ekoman Ekoman comme commandant de la Brigade du Quartier Général.
La cérémonie a également été marquée par l’installation du Général de Brigade Melingui Nouma Donatien au commandement de la Première Région militaire interarmées et du Colonel Ekoman Ekoman 2 Yves Edgard à la tête de la Brigade du Quartier Général. La remise des étendards a matérialisé leur prise de fonction.
Yahaya IDRISSOU






