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Année scolaire sans corruption : la Conac s’engage

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Année scolaire sans corruption : la Conac s’engage

Comme lors des précédentes rentrées, elle a lancé mercredi, 18 août dernier,  la campagne «rentrée scolaire sans corruption» au Lycée bilingue de Deïdo. Sensibilisation et répression vont meubler cette campagne 2021-2022.

A en croire le Rév Dieudonné Massi Gams, président de la Commission nationale anti-corruption (Conac), le choix de la métropole économique est loin d’être un hasard. En effet, hormis le fait que Douala est la ville la plus peuplée du pays, elle a connu par le passé, le plus grand nombre de dénonciations liées aux inscriptions et à la gestion des frais d’Apee. Aussi, relève le président de la Conac, la région du Littoral est un mauvais élève en matière de corruption. Son indice de perception de la corruption est assez élevé. Il se situe à 6,25/10 contre 2/10 pour le moins corrompu.

Plusieurs articulations ont meublé le lancement cette campagne « rentrée scolaire 2021-2022 sans corruption » au Lycée bilingue de Déïdo mercredi, 18 août dernier par le Rév Dieudonné Massi Gams.  Notamment  des  échanges avec des responsables des établissements, des échanges avec le président de l’Apee ; l’échange les médias sur les enjeux de cette campagne. S’en est suivie la pose des plaques et affiches anti-corruption.

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Outre Douala, cette campagne s’étendra sur l’ensemble du territoire national. Elle se déroulera en deux phases. La première sera consacrée à la sensibilisation à travers la pose des affiches, des plaques anti-corruption dans les établissements. «La meilleure stratégie de lutte contre la corruption doit nécessairement faire une bonne place à la prévention», justifie Rév Dieudonné Massi Gams. La deuxième phase quant à elle sera répressive. «Il s’agira de recueillir toutes les dénonciations, d’effectuer les recoupements nécessaires et mettre à la disposition de la justice les personnes reconnues coupables des faits dénoncés».

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Avec un indice de 7,16/10, l’éducation fait partie des dix secteurs les plus touchés par la corruption au Cameroun. Elle se manifeste par le monnayage des recrutements, des promotions, des affectations et autres nominations ; le monnayage des notes de classe ; le harcèlement sexuel ; la vente des épreuves, les fausses certifications, le rançonnement des candidats, la mauvaise gestion des fonds Apee. La liste est loin d’être exhaustive. Une  situation peu reluisante qui risque, si l’on y prend garde, d’avoir des conséquences fâcheuses sur le système éducatif national à travers notamment la décrédibilisation des diplômes tant sur le plan national qu’international, avertit le Rév Dieudonné Massi Gams. Aussi, produira-t-il, des ingénieurs,  médecins, enseignants et autres gestionnaires médiocres poursuit l’homme de Dieu.

Blanchard  BIHEL      

 

 

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