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Affaire Amougou Belinga : Chronique d’une conspiration au sommet de l’Etat

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Magnat des médias et patron de plusieurs entreprises (Groupe l’Anecdote, Vision Finances, Vision Exchange, Issam…), l’homme d’affaires Amougou Belinga dont l’ascension fulgurante fait visiblement des aigris au sein de la communauté Beti, est victime depuis plusieurs jours, d’une cabale savamment ficelée dans le sinistre dessein de le détruire et le réduire à néant.

L’affaire a pris en otage l’actualité politico-économique et sociale du Cameroun. La presse en fait ses choux gras ; les réseaux sociaux s’en délectent au grand bonheur des clans qui instrumentalisent, manipulent et tirent les ficelles dans l’ombre. Entre buzz, prébendes et dividendes, sa tête est mise à prix au plus offrant. Son seul crime est d’avoir pointé du doigt certains de ses « frères Beti » qui manœuvreraient sous cape pour faire couler son empire florissant. Parce qu’il a osé mettre le doigt où ça fait mal, Jean-Pierre Amougou Belinga s’est attiré la foudre de ses ennemis tapis au sein du régime et même à la présidence de la République où il est désormais présenté comme l’homme à abattre.

D’une dénonciation légitime et opportune, l’histoire s’est transformée en une affaire d’Etat. Comme dans un rodéo judiciaire aux arrières goûts de règlement de compte, l’homme d’affaires est propulsé au tribunal de la chronique mondaine tel un scélérat. Financée selon des indiscrétions à coups de millions de Fcfa, la cabale contre le Pdg du Groupe l’Anecdote s’offre le renfort de quelques pseudos activistes tapis au sein de la diaspora qui multiplient au fil des jours, des histoires sordides dans le dessein de plonger dans la gadoue le milliardaire dont le portefeuille s’épaissit et faire croître le nombre d’envieux.

L’influence qui fait peur aux « paresseux »

Il y a 24h, c’est une rumeur qui annonçait Amougou Belinga sur le tapis dans de nouvelles affaires d’ésotérisme et de sacrifices humains. Jean-Claude Mbede Lastardedieu qui ne mâche pas les mots pour dire le mal qu’il pense d’Amougou Belinga, s’est offert le luxe de faire des révélations glaçantes sur le «pape» des médias. Dans un long direct facebook sur le « Zomla », l’exilé en Italie déballe l’essence du supposé pouvoir du Pdg de l’Anecdote et l’argent avec lequel il «nargue» les gens. Réagissant  sur la guerre au sein du clan Beti, Mbede -targué de manipulateur hors-pair par certains internautes- trouve directement un lien avec l’affaire de coup d’Etat contre Paul Biya et dans laquelle, jure-t-il, le nom d’Amougou Belinga est cité. Des graves accusations qui font le tour de la toile, charriant des tonnes de commentaires et de railleries. Nos confrères du journal Le Messager dans leurs investigations, ont poussé la réflexion un  peu plus loin en s’interrogeant sur la véritable identité de ces Beti qui veulent détruire l’empire  du digne fils de Nkoum-Adzap, village enfoui dans l’arrondissement de Mbankomo dans le département de la Mefou et Akono, région du Centre Cameroun.

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Dans l’entourage de ce dernier, les noms de Ferdinand Ngoh Ngoh et le contre-Amiral Joseph Fouda résonnent telle une ritournelle. « A en croire nos sources, le ministre d’Etat, Secrétaire général à la présidence de la République et le conseiller spécial du président de la République seraient à la manœuvre de ce funeste dessein. Si le premier cité dispose d’une délégation de signature du chef de l’État, ce qui lui permet d’agir sur « hautes instructions » et jouir d’un supplément de puissance et d’influence, le second plus discret, œuvre dans l’ombre et aurait même encouragé le premier de mettre toutes les batteries en marche pour « avoir le scalp de son frère du village », rapporte le journal du feu Pius Njawe. On se souvient que sous ordres de ce soldat, le Pdg du Groupe l’Anecdote avait été sorti des rangs des hommes d’affaires par la sécurité présidentielle et chassé tel un rat d’égout lors de la cérémonie de présentation de vœux au Chef de l’Etat Paul Biya au Palais de l’Unité. « Une illustration parfaite, selon notre confrère, de toute la haine que nourrit son contre-amiral de frère à son endroit. Lui qui n’arrive pas à accepter qu’Amougou qui n’est pas fait de longues études, soit autant adulé et vénéré auprès des siens ».

De Nkoum-Adzap au sommet des affaires

D’une dénonciation légitime et opportune, l’histoire s’est transformée en une affaire d’Etat. Comme dans un rodéo judiciaire aux arrières goûts de règlement de compte, l’homme d’affaires Amougou Belinga est propulsé au tribunal de la chronique mondaine tel un scélérat. Financée à coups de millions

Le Zomla

Alors que plusieurs hautes personnalités de la République affichent leur soutien sans faille au sieur Amougou Belinga, le concerné sourit en coin, car connaissant parfaitement que cet empire aujourd’hui objet de convoitise, est le fruit de sa sueur et de son sang. N’est-il pas présenté comme un self made man issu de la classe prolétaire qui a dû cravacher dur pour réaliser ses projets ? Très jeune, il a été confronté à la réalité et la rudesse de la vie. C’est en faisant les petits métiers qu’il réussira parfois à avoir de quoi manger. L’entrepreneur avoue avoir travaillé pour un restaurant à Yaoundé où il avait pour salaire 3000 Fcfa/mensuel dont l’employeur n’avait jamais versé la totalité de son salaire à la fin du mois.

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Exit cet épisode, il entre dans l’univers de la presse comme jeune reporter pour les journaux à Yaoundé. Son admiration pour les patrons de presse à la notoriété établie à l’époque, va le pousser à bosser plus dur. Avec le vent de la démocratie qui souffle sur le Cameroun dans les années 90 accompagné par la libéralisation de plusieurs secteurs notamment celui de la presse, en 1995 Amougou Belinga décide de se lancer dans l’entrepreneuriat en créant le journal l’Anecdote. Honni, vomi et vilipendé par « ses frères Beti », il se retourne vers certains aînés originaires d’autres tribus que celle du Centre qui acceptent de le tenir par la main pour affronter les milieux du pouvoir et lui « ouvrir la voie royale vers le palais ».

Contribuer à la croissance et au développement

Malgré les difficultés tant financières qu’administratives que rencontrent les organes de presse au Cameroun, l’homme va tenir la dragée haute et continuer à développer son organe de presse. Après le journal Anecdote, le magazine Africa Express suivra avant de disparaître par la suite avant de revenir sous le nom d’« Express International ». Aujourd’hui propriétaire de Télésud, Vision 4 Rca, Vision 4 Cameroun et Vision 4 Congo, il a grandi en maturité, en expérience et même en influence. D’où ses rapports plus que cordiaux avec les chefs d’Etat Obiang Nguema de la Guinée Equatoriale ; Archange Touadera de la Rca, Denis Sassou Nguessou du Congo-Brazzaville et même de Faure Gnassingbé du Togo. Ami personnel et par ailleurs conseiller de ces présidents africains avec lesquels il ne partage pas que des cacahuètes, mais signe aussi de juteux contrats comme la réhabilitation de la Radio-Télévision centrafricaine, Amougou Belinga et sa fortune (colossale) inquiètent ses détracteurs tapis dans le sérail. Même s’il est loin d’être blanc comme neige, le premier mérite qu’on lui reconnaît, c’est  de contribuer à la croissance et au développement de son pays. Le propriétaire terrien (des centaines d’hectares) et de cheptels de bœufs qu’il, est désormais, voit plus grand que la bile de ses détracteurs. Lui qui est en passe de bâtir des tours jumelles à Warda, se bombe le torse de soutenir bec et ongles, Paul Biya et sa politique pour le Cameroun. N’en déplaise à ceux qui ont choisi d’utiliser leur fortune à des fins inavouées.

Daniel NDING

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