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AccueilA La UneHenri Mayack : de la terre au firmament…parcours d’une vie de foi

Henri Mayack : de la terre au firmament…parcours d’une vie de foi

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Né le 22 décembre 1951 à Eséka, Henri Mayack a consacré sa vie à l’aviation, au service du Cameroun, à l’éducation et à la foi chrétienne, jusqu’au soir du 8 octobre 2026 où la faucheuse a eu raison de lui. Pilote de ligne pendant 25 ans à la Cameroon Airlines, patriote et serviteur de Jésus-Christ, il laisse à sa famille et à sa communauté un héritage marqué par la transmission du savoir et l’engagement chrétien.

 

Tout juste 75 piges, que déjà on parle de lui au passé. Henri Mayack n’est plus. Ce digne fils d’Eséka a été rappelé au Seigneur le 8 octobre 2026, après un long combat contre la maladie. Depuis lors, son domicile au quartier Logbessou à Douala transpire la tristesse. La famille et les proches accusent le coup et s’en remettent à Dieu. Mais la perte d’Henri Mayack n’attriste pas uniquement sa famille. Ceux qui l’ont connu dans les airs, savent le pilote d’exception qu’il a été. Son parcours scolaire débute à l’école protestante d’Ianga, se poursuit au collège protestant d’Édéa (où il enseignera d’ailleurs plus tard), puis au collège évangélique de Libamba et à l’université de Yaoundé. Il intègre ensuite le concours des élèves officiers de l’armée de l’air camerounaise et obtient le grade d’officier pilote.

  Né le 22 décembre 1951 à Eséka, Henri Mayack a consacré sa vie à l’aviation, au service du Cameroun, à l’éducation et à la foi chrétienne, jusqu’au soir du 8 octobre 2026 où la faucheuse a eu raison de lui. Pilote de ligne pendant 25 ans à la Cameroon Airlines, patriote et serviteur de Jésus-Christ, il laisse à sa famille et à sa communauté un héritage marqué par la transmission du savoir et l’engagement chrétien

Ses missions le conduisent notamment en France et en Israël. Grâce à une bourse d’études, il part aux États-Unis pour une formation de pilote de ligne dans l’aviation civile. Malgré les possibilités professionnelles qui s’offrent à lui sur place, il choisit de rentrer au Cameroun. Recruté par Cameroon Airlines, il y exerce pendant 25 ans comme officier pilote de ligne puis commandant de bord. À travers ses vols sur plusieurs continents, il assume la responsabilité de milliers de passagers. À la fermeture de Cameroon Airlines en 2008, son expertise est sollicitée pour la mise en place de la nouvelle compagnie nationale, Camair-Co. Il contribue aux travaux préparatoires de son lancement avant de prendre sa retraite.

Un engagement pour sa communauté

Issu de la lignée familiale de Ruben Um Nyobè, dont sa mère était la petite sœur, Henri Mayack manifeste un attachement au Cameroun qu’il transmet à ses enfants. Avec son frère, feu Libam Jean-Paul, il contribue à l’arrivée de l’électricité dans leur village. Il s’investit également dans la construction d’une église qu’il offre à l’Église presbytérienne camerounaise, consistoire d’Eséka. Son engagement passe aussi par l’éducation. Il soutient la scolarisation de nombreux neveux et nièces jusqu’au baccalauréat et encourage son entourage à poursuivre les études. Pour lui, l’instruction constitue un moyen de préparer les générations futures à prendre leur place dans la société. Cet investissement dans la formation humaine représente l’un des volets de son héritage.

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Sur le plan spirituel, Henri Mayack se présente comme un « croyant né de nouveau », attaché à Jésus-Christ et à la proclamation de l’Évangile. Pendant plusieurs années, il œuvre au sein de la communauté appelée ‘‘Bogso’’, malgré des oppositions qu’il rencontre dans son engagement chrétien. Pour évoquer cette expérience, l’hommage qui lui est consacré par sa famille renvoie à l’Évangile selon Jean, chapitre 1, verset 11, qui rappelle que « Christ est venu chez les siens, mais ceux-ci ne l’ont pas reçu ». Sa famille retient surtout la place de la foi dans sa vie et la volonté de la transmettre aux générations suivantes. Elle associe cet héritage au témoignage de 2 Timothée 1, verset 5, consacré à la foi sincère transmise de génération en génération.

Avec la disparition de ce pilote de génie, sa famille célèbre le parcours d’un homme qui a servi son pays dans l’aviation, accompagné des jeunes dans leurs études et consacré une partie de sa vie à sa communauté. « Je garde de mon père, le souvenir de sa foi sincère, cette foi qui se trouvait déjà chez sa grand-mère, Loïs et sa mère Eunice », confie son fils Pierre-Hervé Mayack. Henri Mayack entamera son voyage pour l’éternité le 21 novembre prochain.

Valgadine TONGA

 

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