De Dibombari à Édéa, l’entreprise déploie chaque année un dispositif structuré de soutien scolaire. Analyse d’une politique éducative qui couvre 72 établissements.
Du 28 septembre au 2 octobre 2026, la Socapalm a déployé ses équipes dans les établissements scolaires de Dibombari, Mbongo et Édéa. Cette caravane d’engagement sociétal pour l’éducation a permis de remettre des fournitures pédagogiques et des équipements aux écoles situées dans et autour de ses plantations, afin de soutenir les apprentissages et le fonctionnement des établissements.
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À Dibombari, la tournée commence le 28 septembre. De Nkapa Village au Groupe scolaire bilingue Gabriel et Marie, en passant par les écoles de Mbonjo, Nkapa Socapalm, Bomono et Tillo, les équipes vont à la rencontre des responsables scolaires. Dans les salles de classe, les dotations comprennent des cahiers, des stylos, des rames de papier, des registres, des cahiers de préparation, de la craie et des kits géométriques. Des équipements d’hygiène et d’entretien complètent les fournitures pour contribuer à un environnement scolaire plus adapté. Cette diversité répond à des besoins complémentaires : les matériels didactiques facilitent les apprentissages, tandis que les registres et les cahiers d’appel soutiennent le suivi pédagogique et administratif. L’intervention concerne ainsi les élèves, les enseignants et les responsables des établissements.
Trois plantations, une même dynamique
La campagne ne s’est pas limitée à Dibombari. Le 30 septembre, à Mbongo, huit établissements ont bénéficié de dotations, notamment dans les secteurs V2 à V5 et à Mbanda, ainsi qu’aux écoles catholiques Saint-Gérard de Pitti et Saint-Ignace d’Antioche. Les établissements maternels, francophones, anglophones et bilingues figurent parmi les bénéficiaires. À Édéa, le 1er et 2 octobre, la tournée a concerné l’École primaire bilingue de Ferme Suisse, les écoles primaires d’Apouh et de Koukouè, les écoles maternelles francophone et anglophone de Ferme Suisse, le Lycée bilingue de Ferme Suisse et l’école maternelle V3 bis. Cette couverture associe plusieurs niveaux d’enseignement, de la petite enfance au secondaire, et étend l’appui à différents espaces communautaires.
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À Dibombari, le bilan de terrain fait état de 25 établissements bénéficiaires : huit situés dans la plantation et 17 dans les villages riverains, soit près de 68 % des écoles annoncées. Sept écoles maternelles sont concernées, dont deux dans la plantation et cinq dans les communautés environnantes. Le programme prévisionnel recensait toutefois 24 établissements. Cet écart reste à clarifier pour assurer la concordance entre programmation et exécution.
Au-delà de cette campagne, les données consolidées de 2023 font état de 71 établissements accompagnés et de 11 555 élèves : 21 écoles maternelles, 42 écoles primaires et huit établissements secondaires. Sur les 560 enseignants recensés, 108 étaient directement rémunérés par l’entreprise. L’accompagnement comprend également des infrastructures, du mobilier scolaire et le transport. Une communication ultérieure évoque 72 écoles et plus de 11 100 élèves, des données dont les périodes de référence doivent être harmonisées pour mesurer l’évolution du dispositif.
L’efficacité se mesure aussi au calendrier
L’action s’étend aussi à la formation professionnelle. À Kienké, les effectifs du Collège technique et professionnel agricole bilingue sont passés de 10 apprenants en 2021 à 98 en 2024. L’établissement a enregistré 100 % de réussite au certificat d’aptitude professionnelle agricole en 2024. À Dibombari, des responsables scolaires ont souhaité recevoir les fournitures dès le début des cours. Cette attente souligne qu’au-delà des quantités distribuées, le moment de livraison conditionne l’utilité du soutien.
En combinant dotations, accompagnement des établissements et formation professionnelle, la Socapalm inscrit l’éducation dans son engagement sociétal auprès des communautés. La portée de cette démarche devra toutefois être appréciée à partir d’indicateurs complémentaires : nombre réel de bénéficiaires, valeur des fournitures, régularité des interventions et évolution des conditions d’apprentissage. Car soutenir durablement l’école suppose non seulement de fournir des moyens, mais aussi de répondre aux besoins au moment où ils se manifestent.
Cheikh Malcolm EPANDA






