Deux semaines après la rentrée scolaire 2026, les responsables du Groupe scolaire bilingue de l’Assurance et parents d’élèves se sont retrouvés autour d’une même préoccupation : créer les conditions d’une meilleure réussite scolaire. Au-delà des informations de rentrée, la rencontre a surtout permis de préciser les responsabilités de chacun dans le parcours de l’élève.
Dans la salle, les échanges vont rapidement au-delà du simple cadre administratif. À l’initiative de la fondatrice du GSB Assurance, Henriette Kinga Njantou, cette réunion d’information, de sensibilisation et de prospection se veut un espace de dialogue avec les familles. Il s’est agi de présenter le fonctionnement de l’établissement, d’expliquer les exigences de l’année scolaire et de rapprocher davantage l’école des parents. « On avait besoin de renouer le contact avec les parents, de leur présenter le fonctionnement de l’école, de les emmener à accepter le programme que l’école a mis sur pied tant pour eux que pour leurs enfants », explique la fondatrice.
Lire aussi :Rentrée scolaire : Bali, cœur battant de l’excellence du canton Bakoko-Moungo
Au fil des échanges, une idée s’impose : la réussite scolaire ne relève pas de la seule responsabilité de l’établissement. Pour Jeannette Kemmogne, directrice du GSB Assurance, elle repose sur trois acteurs. « La réussite scolaire de l’enfant dépend de l’enseignant, du parent et de l’enfant », rappelle-t-elle. À l’école revient ainsi la mission de transmettre les connaissances, d’encadrer les apprentissages et d’accompagner l’élève. Aux parents, celle de suivre le travail scolaire et de maintenir le dialogue avec les enseignants. À l’élève, enfin, revient la responsabilité de travailler, de faire ses devoirs et de s’impliquer dans son parcours.
La question du suivi parental
La directrice attire notamment l’attention sur le suivi quotidien. Certains élèves, relève-t-elle, ne font pas leurs devoirs ou arrivent en retard. Dans certains cas, les parents ne contrôlent pas les cahiers et ne vérifient pas si les exercices demandés ont été réalisés. « De nombreux parents ne suivent pas le travail de leurs enfants et se plaignent de leurs mauvais résultats », observe Jeannette Kemmogne. Pour elle, l’engagement parental ne saurait se limiter au paiement de la scolarité. « Le devoir du parent ne se borne pas à payer la scolarité », insiste-t-elle. Vérifier les cahiers, suivre les devoirs, s’assurer de la régularité des leçons et se rapprocher de l’enseignant en cas de doute constituent également des actes d’accompagnement.
La rencontre a également porté sur les frais d’examen et le respect des délais administratifs. La date butoir fixée par l’établissement est le 6 octobre. La direction insiste sur la nécessité d’anticiper, les délais de dépôt des dossiers étant désormais les mêmes pour tous. « Il n’y aura plus de liste additive », précise la directrice, invitant ainsi les familles à prendre leurs dispositions dans les délais prescrits. Derrière ces rappels pédagogiques et administratifs se dessine le véritable enjeu de la rencontre : articuler les responsabilités autour de l’enfant plutôt que les opposer. L’école ne peut se substituer à la famille, pas plus que la famille ne peut se substituer à l’enseignant. Et ni l’un ni l’autre ne peut travailler à la place de l’élève.
Au GSB Assurance, le message se veut donc simple : à l’école de transmettre et d’encadrer ; aux parents de suivre et d’accompagner ; à l’élève de travailler et de s’impliquer. La réunion aura ainsi permis de poser, dès les premières semaines de l’année scolaire, les bases d’un dialogue destiné à faire de la réussite de l’enfant une responsabilité véritablement partagée.
Malcom Radykhal EPANDA






