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Rentrée scolaire : l’espoir du groupe scolaire Dipita résiste aux rumeurs

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Les portes du Groupe scolaire bilingue privé laïc Dipita se sont effectivement ouvertes ce lundi 7 septembre 2026. Malgré un contexte marqué par des informations contradictoires sur l’avenir de l’école, cette reprise constitue le premier fait observable : Dipita a assuré la continuité des cours.

Ce lundi 7 septembre, devant le grand portail du Groupe scolaire bilingue privé laïc Dipita, à Koumassi, dans le cœur de Douala, des parents sont venus accompagner leurs pupilles. Une démarche qui traduit de l’existence de l’école. En effet, depuis quelques jours, des rumeurs persistantes évoquaient une possible fermeture de l’établissement. Pourtant, ce matin-là, les élèves étaient là. Les enseignants aussi. La rentrée a eu lieu. « En ce qui concerne la fermeture de l’école, c’est une rumeur. L’établissement est ouvert. Mes enfants ont fait les cours de vacances ici », affirme Tafe Patrice, père de trois élèves.

Pour ce parent dont les certitudes ont transcendé les doutes, les enfants ont suivi l’intégralité des cours de vacances sur place. Il évoque un rapprochement entre les parties prenantes au conflit, notamment via l’intervention des chefs traditionnels. « C’est ça qui nous a galvanisés d’amener ce matin nos enfants ici. » Avant de confier avoir fait « un dernier tour pour se rassurer, effectivement, que l’école a pris le coup d’être ».

Une identité forgée depuis 2008

Fondé en 2008 par Mme Ngegue Pauline La Blanche, ancienne enseignante du secteur public engagée dans l’éducation depuis 1994, Dipita tire son nom de la langue douala : « l’espoir ». Un mot qui résonne comme un programme. L’établissement, qui accueille des élèves du maternel et du primaire, revendique une devise en forme de triptyque : « Discipline – Travail – Succès ». Son organisation repose sur deux sous-systèmes : une section mixte et une section exclusivement anglophone, afin de préparer les élèves à un environnement professionnel et international.

Lire aussi :Rentrée scolaire 2026-2027 : Joseph Beti Assomo exige la sécurisation totale du territoire   

Le directeur, Soppo Noé, parle de « têtes bien faites et non des têtes pleines ». Une formule empruntée à Montaigne, selon qui : « L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais un feu que l’on allume. » Comme quoi, l’éducation ne se réduit pas à la transmission de connaissances. L’école revendique aussi une expérience dans l’éducation inclusive, notamment l’accueil d’enfants autistes. Pour la fondatrice, l’encadrement doit s’adapter aux profils des enfants.

Des résultats et des promesses

Neuf salles de classe, un corps enseignant présenté comme « qualifié et chevronné », un taux de réussite annoncé de 100 % aux examens (CEP, entrée en sixième) : la direction met en avant son expérience et ses résultats. Elle a aussi développé une politique de service incluant une cantine scolaire, pour répondre aux contraintes professionnelles des familles. Dans une volonté d’attractivité, elle a annoncé une baisse significative de la pension, passant à  la moitié des prix.

Lire aussi :Douala : le délégué régional  du Minedub scelle le Groupe  scolaire bilingue privé laïc Dipita  

Mais le discours institutionnel ne suffit pas à dissiper les doutes. La réalité du terrain, incarnée par la présence des parents ce matin-là, indique que l’enjeu majeur pour Dipita réside désormais dans la pérennisation de la confiance. La continuité de l’activité scolaire et l’implication des familles constituent les premiers indicateurs de sa stabilité.

Transformer l’essai

La matinée du 7 septembre a donné à voir une école en activité. Présence des élèves, enseignants au travail, mobilisation administrative : la continuité scolaire a été matérialisée. Mais discipline, bilinguisme, inclusion et excellence ne prennent leur pleine valeur que lorsqu’ils deviennent des pratiques observables et des résultats vérifiables.

Pour les familles présentes, le constat de terrain prend le pas sur les rumeurs. Reste à transformer cette rentrée effective en une année scolaire stable, où les promesses pédagogiques se traduiront en résultats durables pour les enfants. À Dipita, le 7 septembre aura d’abord été celui de la continuité. L’enjeu est désormais de préserver cette continuité et de faire de « Discipline – Travail – Succès » non un slogan, mais une méthode éducative.

Cheikh Malcolm EPANDA

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