Après la perquisition du domicile de la prénommée Linda située à Essos, originaire de l’Ouest Cameroun, la police est sortie avec deux pick-up chargés d’une quinzaine d’enfants. La propriétaire du R+1 nie tout soupçon de kidnapping.
Assis dans un coin de l’immeuble, des policiers monte la garde. La rue des pavés derrière le marché d’Essos gronde : « Cassez cette maison, cassez ! Nous allons détruire cette maison du crime ! ». Certains réussissent même à assener des coups de poing sur la barrière recouverte de peinture noire.
Ils sont immédiatement dispersés par les éléments des Forces de maintien de l’ordre. « Il y a une ménagère dans cette maison. C’est elle qui fait toutes les courses. Hier elle n’était visiblement pas là. Les kidnappeurs ont envoyé l’un des otages écraser des condiments au moulin. C’est au moulin que la fille a vendu la mèche. Les populations ont tout de suite alerté la police », raconte Cassandra, riveraine.
Suite à leur intervention armée dans la maison en chantier, la police est ressortie avec deux pick-up d’enfants et jeunes. La propriétaire des lieux, Linda, et deux autres individus présentés par le voisinage comme des kidnappeurs, ont été emmenés par les FMO. Pour quelle destination ? Rien ne filtre pour l’instant. Les Force de maintien de l’ordre jurent ne rien savoir sur la question, ni sur ce qu’il en est exactement. Personne ne peut affirmer pour l’heure s’il s’agit d’un réseau de trafic d’êtres humains ou d’une église, comme a tenté de faire croire la propriétaire du domicile, lors de son interpellation. « Elle a déclaré que ce sont les enfants de son église et qu’elle en prend soin ; qu’elle préparait des séances de prières avec ces enfants », souffle une source policière. Et de poursuivre : « Il y a tout dans cette maison, les vêtements d’enfants soigneusement rangés, tous types de jeux d’enfants jusqu’au babyfoot. Les congélateurs sont remplis de gamelles de nourriture. Ce dont on peut sûr, c’est que les enfants étaient au moins bien nourris ».
Melskina se souvient que « les gens de cette maison étaient très louches. La barrière était toujours fermée. C’est uniquement la nuit qu’ils effectuaient les travaux de construction de cette maison, ce qui nuisait énormément aux voisins. Ils avaient un groupe électrogène, du coup, ils n’étaient jamais dans le noir. Deux garçons, toujours vêtus de noir, la tête couverte d’une capuche, avaient l’habitude de nous demander si on a vu x personne, qui est telle personne qui vient de passer et ce qu’elle cherche… Ils posaient des questions très louches ».
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C’est en fait dans l’après-midi de mercredi 2 septembre 2026 que la police camerounaise a perquisitionné ce domicile de la prénommée Linda, originaire de Bafang dans la région de l’Ouest Cameroun. La scène s’est certes produite hier, mais l’émotion et la stupéfaction n’ont pas baissé ce jeudi 3 septembre aux environs de 13h 30.
À en croire le Chef de troisième degré de Mimboman 1 Centre, « les populations s’étaient rendu compte que dans le bâtiment, une clôture avait été érigée, fermant l’accès. Ce qui a créé la suspicion du chef de bloc parce que tout le monde voit des navettes qui se font, mais personne ne maîtrise exactement ce qui s’y passe ». C’est pourquoi dit le gardien de la tradition à la presse, « avec le chef de bloc, nous avons décidé de prendre du temps pour observer avant d’agir. Entre temps, les FMO ont été alertés et elles sont descendues hier mercredi. Tous les enfants, tous des mineurs sont sortis de la maison et étaient tous physiquement identifiables. Le commissaire que j’ai trouvé sur les lieux m’a fait savoir que cette opération a été conduite par le commissariat central N°4 ».
Dans la foulée, une des anciennes copines de Linda, commerçante accepte difficilement de s’exprimer. « Avant le décès de son mari Bafang, il y a plus de 10 ans, sa maison était simple, sans barrière. Quelques temps après, j’ai découvert que tout avait changé. J’avais conclu qu’elle a eu de l’argent pour relooker sa maison. J’étais même contente pour elle, parce qu’elle se retrouvait veuve avec deux enfants (un garçon et une fille) en main. Donc c’était de l’argent sale ? Depuis qu’elle a construit son immeuble, c’était devenu difficile de l’apercevoir. Ça fait d’ailleurs deux ans que je ne l’ai plus jamais vu », affirme Bernadette, puisqu’il s’agit-elle.
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Dans le quartier, les supputations se multiplient. Linda, la quarantaine, serait la femme du prophète Nigérian, et lui, serait à la tête d’un puissant réseau, soutiennent plus d’une personne. De toutes les façons, les prochains jours révèleront leurs lots de vérité.
Valgadine TONGA






