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Bassin du Congo : le Cameroun affiche 66 % de progression dans la gestion durable des paysages forestiers

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Le Programme à impact pour la gestion intégrée des paysages forestiers du Cameroun dans le Bassin du Congo poursuit son déploiement avec des résultats jugés encourageants. Réuni en session ordinaire le mercredi 19 août 2026 à Soa, sous la présidence du Ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable, le Comité de pilotage du projet a procédé à une évaluation de sa quatrième année d’exécution, couvrant la période de juillet 2025 à juin 2026.

Le but de la rencontre de mercredi 19 août 2026 à Soa à Yaoundé, est de faire le point sur les avancées enregistrées, mesurer le niveau d’atteinte des objectifs et examiner les orientations de la cinquième année de mise en œuvre. Lancé le 28 avril 2022 pour une durée de six ans, ce programme constitue un projet structurant pour la conservation des forêts et la gestion durable des ressources naturelles au Cameroun et dans le Bassin du Congo. Avec une progression globale estimée à 66 % après quatre années d’exécution, le programme entend contribuer à une transformation durable des pratiques de conservation et de gestion des écosystèmes forestiers.

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Son action s’inscrit dans une dynamique régionale impliquant notamment la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Congo. L’ambition du projet repose sur plusieurs leviers, parmi lesquels l’aménagement du territoire, l’amélioration de la gouvernance des aires protégées, le développement des chaînes de valeur liées aux produits forestiers, la promotion de l’écotourisme durable ainsi que le renforcement de la gestion et du partage des connaissances. Sur le terrain, plusieurs indicateurs témoignent de l’impact progressif du programme. La gestion de 1,19 million d’hectares d’aires protégées a notamment été améliorée. Dans le domaine de la restauration des écosystèmes, 16 000 arbres ont été plantés, dont 4 300 pieds d’ébène et 11 700 arbres fruitiers, permettant de restaurer 34 hectares de terres dégradées.

Dynamique positive

Le volet social constitue également l’un des points forts du programme. Depuis son lancement, plus de 40 000 personnes ont directement bénéficié des différentes initiatives mises en œuvre dans les segments camerounais. Près de la moitié de ces bénéficiaires sont des femmes, notamment à travers les actions de renforcement des capacités, d’autonomisation économique et de participation des communautés à la gouvernance des ressources naturelles. Dans les segments du Tri-National de la Sangha et du Tri-National Dja-Minkébé-Odzala, les activités liées aux Produits forestiers non ligneux affichent également une dynamique positive. Leur commercialisation a permis de générer plus de 220 millions de FCFA, contribuant ainsi à l’amélioration des revenus des communautés riveraines et à la diversification des moyens de subsistance.
Bassin du Congo : le Cameroun affiche 66 % de progression dans la gestion durable des paysages forestiers

Le programme enregistre par ailleurs des avancées dans la lutte contre le braconnage. La participation des communautés locales et autochtones à cette activité connaît une baisse significative, tandis que les populations de grands et moyens mammifères demeurent relativement stables dans plusieurs parcs nationaux. Cette évolution traduit, selon les responsables du projet, l’importance des mécanismes de sensibilisation, d’implication communautaire et de développement économique mis en place.

Au-delà des chiffres, le programme contribue aussi au renforcement de la cohésion sociale autour de la gestion des ressources naturelles et des biens communautaires. Une approche qui place les populations au centre des efforts de conservation et cherche à concilier protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie. À l’issue de la session, le Rapport annuel de la quatrième année d’exécution a été adopté. Les membres du Comité ont également examiné et validé le Plan de Travail Annuel Budgétisé couvrant la cinquième année, de juillet 2026 à juin 2027.
Pour le ministre HELE Pierre, ces résultats doivent servir de base à la poursuite des efforts. Il a appelé les différentes parties prenantes nationales à maintenir le dialogue, la concertation et la synergie d’action afin de consolider les acquis du programme.

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Une position également partagée par Ononino Alain Bernard, Directeur national du WWF Cameroon, qui réaffirme l’importance de la collaboration entre les différents acteurs engagés dans la mise en œuvre du projet. Cette convergence de vues traduit la volonté de poursuivre une action collective en faveur de la conservation des forêts, de la biodiversité et du développement durable.
À deux années de son terme, le Programme à impact apparaît ainsi comme un instrument majeur de la stratégie camerounaise de préservation des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo. Avec 66 % de progression enregistrée au terme de sa quatrième année, l’enjeu de la prochaine phase sera désormais de consolider les résultats obtenus, d’accélérer les actions encore en retard et de garantir la durabilité des acquis au bénéfice des communautés et des générations futures.

Yahaya IDRISSOU

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