En cédant une grosse patate chaude au nouveau repreneur de la SOSUCAM S.A, le groupe CASTEL a sous-évalué les engagements contractuels et normatifs à apurer, sans compter les troubles sociaux qui risquent survenir par une communication de crise inexistante. Coincé dans leur roublardise, la cession des parts au nouvel acquéreur se bute désormais à la détermination des syndicats des travailleurs à faire respecter la loi. Sans compter d’autres revendications qui s’annoncent ainsi que l’opacité qui a entouré la vente des 88% des parts de la SOSUCAM S.A., il est constant d’affirmer que le Groupe CASTEL a floué tout le monde.
Alors que le gouvernement a mis les bouchées doubles pour permettre une bonne transition dans la vente des parts de la SOSUCAM S.A à un autre repreneur qui semble déjà connu, des sources crédibles, assurent que la SOSUCAM S.A et son nouveau propriétaire a déjà entrepris de négocier auprès du Ministre du commerce une autorisation massive d’importation de sucre au lieu de s’atteler à produire sur les sites d’exploitations alloués de Mbandjock et Nkoteng. Ce qui confirme que la saison sucrière 2026-2027 est hypothéquée, ce qui met en danger l’avenir de nombreuses familles. Une stratégie suicidaire qui va augmenter les tensions sur le terrain et ne restaure pas un climat de sérénité avant le passage de témoins du Groupe CASTEL au nouveau propriétaire.
D’après des sources, le pot aux roses vient d’être démasqué. Au lieu de se concentrer à clôturer les travaux du Comité stratégique de pilotage, le nouveau propriétaire voudrait d’ores et déjà se faire un peu de milliards de FCFA sur le dos du Cameroun en voulant importer du sucre sous le label SOSUCAM S.A sans en produire un seul gramme venu des plantations abandonnés en début de saison sucrière.
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Toujours d’après certaines sources, le choix du Groupe CASTEL a été porté sur le financier Camerounais William Nkontchou au détriment du milliardaire Aliko Dangote qui bénéficiait pourtant d’une meilleure offre. Si l’on s’en tient au flou entretenu depuis lors dans la vente des actifs de la SOSUCAM S.A par le Groupe CASTEL au milliardaire Nkontchou, il n’est pas superflu d’affirmer que de très mauvais jours attendent la vallée sucrière.
D’abord, le montant du rachat qui n’a pas été dévoilé risque d’être revu à la hausse, compte tenu de l’entrée en lice des revendications des syndicats des travailleurs qui s’étaient plaints de leur mise à l’écart de toute planification.
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Ensuite, les projets sociaux sur pied et la collaboration avec les chefs des communautés. Au moment de partir, le Groupe CASTEL n’a fait aucune réunion, aucun point de situation ou encore permis aux nouveaux responsables de tenir un langage d’apaisement, de sérénité et de respect envers les acquis antérieurs de la SOSUCAM S.A.
A l’arrivée des nouveaux responsables va-t-on devoir recommencer ou revoir les anciens accords ? Comment le contact sera-t-il établi avec les acteurs de terrain ? Autant de questionnements qui ne trouvent jusqu’ici de réponses. Affaire à suivre…
Daniel NDING






