Drame : Une vingtaine de morts dans un accident

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L’accident survécu aux premières heures de la matinée renforce le bilan déjà lourd des morts sur nos axes.

Le chiffre exact n’est pas encore connu. Ce qui est indéniablement triste c’est qu’une vingtaine de personnes ont perdu la vie ce samedi 19 août 2017 matin, sur l’axe Buea-Muyuka dans le Sud-ouest, au lieu-dit Miles 29. Un camion transportant des marchandises et un bus sont entrés en collision. «Un bus de transport en commun qui avait à bord 18 personnes est entré en collision avec un camion de marchandises, rapporte un riverain sur camerounweb.fr. Le bus est parti de Kumba pour Douala alors que le Camion roulait dans le sens inverse. Le camion dont le chauffeur a perdu le contrôle, a quitté sa voie pour se retrouver en brousse. Malheureusement, le bus et un autre véhicule qui passaient par là ont été entrainés. Tous les passagers du bus sont morts y compris le chauffeur du camion et une personne dans le troisième véhicule.» Les dépouilles ont été conduites à la morgue de l’hôpital de Buea, sous les soins de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers. Les blessés sont dans le même établissement.

L’accident survécu aux premières heures de la matinée renforce le bilan déjà lourd des morts sur nos axes. Les corps se ramassent à la pelle.

Accident de Mbanga (archives)

Les accidents s’enchainent sur les axes routiers du Cameroun. Les corps se ramassent à la pelle.  Le vendredi 4 août 2017, ce sont sept personnes qui perdaient la vie. C’était dans un accident de la circulation, survenu vers 4 heures, non loin de Bandjoun dans le département du Koung-Khi (Ouest). Une fois de plus, c’est un camion et un bus de transport parti de Yaoundé pour l’Ouest qui se sont entrés dedans. Selon le bilan officiel, ce sont sept personnes qui avaient péri. Notre confrère de Camer.Be avançait quant à lui le chiffre de 50 morts. «Il y a eu 50 morts. Tout ce qui est donné par l’autorité administrative est un bilan de bureau. Trop peu de personnes ont survécu à ce terrible accident. Comment le gouverneur peut parler d’un bilan aussi complaisant ? C’est une blague de mauvais goût», s’indignait un rescapé dans les colonnes du site. Une guerre des chiffres qui est souvent la conséquence des responsables des agences. Qui ne respectent presque jamais le nombre de places prévu pour un bus. En cours de route, le chauffeur c’est qui rajoute aussi ses des passagers. Cette surcharge aidant, il devient difficile de déterminer le nombre exact de passagers. N’empêche, la perte d’une vie est un drame car rien ne vaut une vie.

Le Permis à point

Dimanche 14 Mai 2017 à Manjo, dans le Moungo. Un carambolage entre un car de transport et un véhicule laisse officiellement sept morts sur le carreau. Le 16 avril dernier c’est l’agence de voyages United Express qui faisait un accident tuant quatre personnes. Le 5 janvier 2017 à Matomb (sur l’axe Douala-Yaoundé), un autre énième accident arrache vingt vies, de source officielle. La liste des accidents de circulation de ces derniers mois ne saurait être exhaustive.

Chaque fois, les témoins évoquent les causes similaires : étroitesse des routes, conduite très rapide, mauvais état des routes, les mauvais dépassements… «Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), avec seulement 2 % du parc automobile mondial, l’Afrique enregistre 24,1 % des victimes de la route en 2016. 1,25 million de personnes ont perdu la vie sur la route dans le monde en 2016, dont 300 000 victimes sur le continent africain. L’hécatombe est disproportionnée, par rapport au réseau routier comme au nombre de voitures en circulation. Règlementations défaillantes, vétusté des véhicules ou des routes, comportements à risques au volant, croissance du niveau de revenus, alcoolisme, corruption… Bien des facteurs entrent en ligne de compte», rapporte Rfi. A son temps, Robert Nkili –alors ministre des Transports- avait annoncé avec témérité l’entrée en vigueur des permis à point. Que du vent ! Entre temps, les morts s’amoncellent.

Valgadine TONGA

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