Mouvement politique : l’Alliance patriotique mobilise ses troupes

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C’était au cours de son assemblée générale tenue le samedi 27 avril à Douala.

La salle des fêtes du restaurant la Chaumière au quartier Bonapriso à Douala a accueilli le week-end  dernier,  l’assemblée générale de l’Alliance patriotique (AP). Plus d’une centaine de personnes ont répondu présent à cette rencontre de travail initiée par cette nouvelle plate-forme fédérative des associations et partis politiques au Cameroun. Homme politique, personnalités de la société civile, membres, sympathisants et quelques curieux dont potentiels nouveaux membres. Tout y est. Rien de surprenant. C’est la phase  de recrutement.

Dans son discours de bienvenue, Théophile Yimgaing Moyo, 1ervice-président de ce mouvement, profite de l’occasion pour rappeler à l’assistance la nature et le bien fondé de ce rassemblement. «L’AP n’est pas un parti politique», précise-t-il. D’après Yimgaing Moyo, l’AP est un mouvement anti libéral et anti-néocolonial qui réunit les patriotes d’origines diverses. Il défend la justice sociale, la liberté, l’égalité et la solidarité. Et selon ce premier orateur du jour,  il est une autre alternative et la seule au libéralisme pour sauver notre pays et pour une rupture véritable avec le colon. Car, ce rassemblement, selon son vice-président, se bat aussi pour la résolution du contentieux historique avec la France. C’est pourquoi, explique-t-il, l’AP recrute beaucoup plus dans la famille upéciste.

Conseiller et membre du bureau national de coordination,  Jean Michel Tekam explique que l’Afrique est essentiellement communautaire et l’impérialisme ne peut rien contre la solidarité, un des principes qui régit ce mouvement.

Résolution du contentieux historique

Selon Patient Parfait Ndom, le responsable du département organisation de cette plate-forme, sans la résolution du contentieux historique avec le colonisateur, notre pays ne pourra pas avancer. «La crise anglophone est une excroissance du contentieux historique camerouno-camerounais», déclare-t-il. Et au sujet de cette actualité brûlante où certains Camerounais appellent à une intervention étrangère, sa position est sans ambages. «Nous sommes de ceux qui pensent que les problèmes des Camerounais doivent être résolus par les Camerounais eux-mêmes»

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Au cours de cette assemblée à laquelle de nombreux participants se sont imprégnés des idéaux du mouvement, quelques résolutions ont été prises en ce qui concerne les recrutements et  l’implantation. L’opération 1+3 à travers laquelle chaque militant de l’AP devrait mobiliser au moins trois militants. Plusieurs recommandations seront également faites à la fin de cette rencontre pour une sortie de notre pays de la crise politique et sécuritaire dans laquelle il est plongé depuis quelques temps. Entre autres, la libération de tous prisonniers politiques, l’impératif d’un dialogue inclusif avec tous les leaders anglophones, la mise sur pied d’un code électoral consensuel et l’instauration du fédéralisme si cela arrange la majorité des Camerounais.

Un autre rendez-vous «patriotique» sera pris pour une prochaine assemblée générale le 25 mai prochain, jour où l’armée française décida de massacrer les Camerounais qui se sont levés pour exiger l’indépendance et la souveraineté de leur pays. Cette date symbolise par ailleurs, le jour de l’assassinat d’Ernest Ouandié et l’entrée en vigueur de «notre contentieux historique avec la France.»

Félix ÉPEE

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