Ils ont présenté, devant Roger Milla, des activités entrant dans le cadre de la campagne ‘‘Earth Hour’’. Qui vise à sensibiliser sur le changement climatique.

Une heure pour la planète, soit en anglais, Earth Hour. C’est au nom de cette campagne initiée par le Fonds mondial pour la nature, Wwf, que des élèves de la ville de Douala ce sont retrouvés le mercredi 22 mars 2017 à la Salle des Fêtes d’Akwa. A leur jeune âge, ils comprennent l’importance de la sauvegarde de l’équilibre de la planète. A l’occasion du lancement des activités de la campagne Earth Hour, les élèves du lycée de Nyalla, du lycée de New-Bell et du collège Mongo Joseph ont rivalisé d’adresse. Au menu des activités, les élections Miss, le quizz sur les questions relatives à l’environnement et au changement climatique. D’autres ont concouru avec des productions artistiques, des exposés sur le changement climatique. C’est à cœur joie que l’ambassadeur itinérant Roger Milla a récompensé les élèves.
«Notre environnement est en danger. C’est pour cette raison que La Fondation Roger Milla accompagne depuis quatre ans le Wwf dans la sensibilisation de la population sur les inconvénients de la coupe des arbres, des déchets plastiques dans les rues. Les enfants sont la cible idéale parce qu’ils sont plus plus vulnérables. Ils doivent comprendre et attirer l’attention de leurs parents sur les conséquences du changement climatique. Regarder l’Ethiopie, le Rwanda. Ce sont des pays d’Afrique mais allez y voir la propreté dans les villes. Nous pouvons aussi le faire. Pourquoi nous entêtons-nous à vivre dans un monde de saleté ? C’est dangereux pour notre santé, celles de nos enfants surtout», dixit l’ambassadeur. Earth Hour est un mouvement à l’échelle mondiale initié depuis 2007. Pour sa deuxième édition au Cameroun, les activités se déroule à Douala
Collecte des déchets plastiques
Earth Hour consiste à «éteindre les lumières pendant une heure, le samedi 25 mars 2017 entre 20h30 et 21h30. Au Cameroun on n’a pas encore atteint ce niveau. On est au début de la sensibilisation. On ne peut non plus demander aux gens d’éteindre les lumières pendant une heure parce qu’il y a déjà les délestages. C’est surtout attirer l’attention de tout le monde sur le changement climatique. C’est un phénomène réel», explique Dr Hanson Njiforti, Directeur national du Wwf. Et d’argumenter : «Le climat est de plus en plus chaud. Les cours d’eau s’assèchent, la pollution gagne du terrain, les ordures ornent les rues. C’est inacceptable. On voit encore les cours d’eau propres à Paris et à New-York, dont la population est plus grande que la nôtre. Pourquoi ne pouvons-nous pas nous développer sans salir l’environnement ?»
Exit la journée de sensibilisation des élèves, le programme prévoie aussi l’organisation d’une réunion de plaidoyer sur le changement climatique avec la participation des autorités administratives, municipales, traditionnelles et politiques ; des descentes sur le terrain à la découverte des méfaits du changement climatique, la collecte des déchets plastiques dans certains cours d’eau, le reboisement de 500 arbustes dans la zone industrielle de Bassa, entre autres.
Valgadine TONGA