Can féminine 2018 : une nouvelle affaire de primes dans la tanière des Lionnes ( ?)

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A quelques heures du choc de demi finale qui oppose le Cameroun à la redoutable sélection du Nigeria à Accra, on reparle d’un problème de primes qui plomberait le moral des vice-championnes d’Afrique pourtant condamnées à se qualifier pour la finale.

La même chanson, le même refrain ! Les compétitions se suivent et se ressemblent pour l’équipe nationale féminine du Cameroun. Alors que toutes les attentions sont tournées vers l’affiche de la première demi-finale mettant aux prises les Lionnes indomptables aux Super Falcons du Nigeria, la tanière serait en ébullition comme le rapportent nos confrères de press-sport.com présents à Accra où Christine Manie et ses camarades ont pris leurs quartiers depuis le début de ce tournoi. A l’origine des éclats de voix qui s’élèvent dans les rangs des félines, le sempiternel problème des primes qui « demeure endémique et indissociable » de l’actualité des sélections nationales lors de leurs sorties internationales. «Dans la tanière, personne n’en parle ouvertement. On marmonne, on devise entre complices. Toutes les dispositions sont prises en interne afin que les considérations pécuniaires soient minimisées. Gagner le trophée continental est une vraie obsession pour Christine Manie et ses coéquipières qui répètent sans cesse qu’elles sont venues au Ghana pour gagner 5 matchs», rapportent les envoyés spéciaux du site en terre ghanéenne. Lire aussi :Can féminine 2018 : Le Cameroun tient sa qualification

Gestion opaque et épicière

A quelques heures du choc de demi finale qui oppose le Cameroun à la redoutable sélection du Nigeria à Accra, on reparle d’un problème de primes qui plomberait le moral des vice-championnes d’Afrique pourtant condamnées à se qualifier pour la finale.

Les Lionnes indomptables.

Mais jusqu’où iront-elles? Seront-elles capables de supporter cette situation jusqu’au bout ? Autant de questions qui taraudent les esprits. On se souvient que les protégées du sélectionneur Joseph Ndoko avaient décliné avec force et vigueur, le déplacement du Ghana si elles n’avaient pas perçu leurs primes impayées de la rencontre flop livrée contre l’équipe de France en octobre dernier. Il a ainsi fallu que l’on frôle un mouvement d’humeur pour que, dos au mur, quelque chose soit fait dans ce sens : «Nous avons perçu chacune environ 300 000 mille francs représentant les frais de présence au match qui nous a opposé à la France. C’était notre première exigence. Maintenant nous attendons d’être fixés sur le montant des primes relatives à la Can», avait indiqué sous anonymat une joueuse à notre confrère du quotidien Mutations.

Une situation qui traduisait très bien la gestion opaque et épicière de ces équipes nationales. Quoi qu’il en soit, elles ont un grand défi à relever ce mardi : briser le signe indien qui hante leurs performances depuis des lustres face aux Nigérianes.  Malgré tout, «elles affichent beaucoup de confiance et y croient dur comme fer. Elles sont persuadées de battre enfin leur bête noire pour aller offrir aux Camerounais leur premier succès de l’histoire en coupe d’Afrique des nations de football féminin.» Balle au centre, la patrie d’abord, l’argent après !

Daniel NDING avec press-sport.com

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