Autonomisation de la femme africaine : le coup de ‘‘Siflaai’’ du Gabon

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Le pays organise en juillet 2019 le Sommet international des femmes leaders d’Afrique et d’ailleurs inspirantes. Une initiative de Sidonie Flore Ouwe. La présidente du Salon de la femme est à Douala pour expliquer le bien-fondé de ce grand rendez-vous aux femmes camerounaises.

Dérouler le contenu du Siflaai au Cameroun, inciter les Camerounaises de tout bord à vivre l’évènement qui se prépare au Gabon, du 8 au 14 juillet 2019. C’était les raisons du rendez-vous des dames de la Grande rencontre d’échanges des femmes camerounaises et du monde (Grefc-Md). Elles et les femmes d’associations se sont réunies à Douala, le lundi 27 mai 2019 pour accueillir leur sœur Gabonaise. La présidente du Salon de la femme, Sidonie Flore Ouwe a su convaincre, avec un argumentaire et une rhétorique qui forcent l’admiration.

L’idée du Sommet international des femmes leaders d’Afrique et d’ailleurs inspirantes (Siflaai) est «est née d’une rencontre, fortuite pour moi, mais très réfléchie par la Grefc et Md conduite par sa présidente fondatrice, la reine Clarisse Douala Bell», confie l’hôte du jour. On apprend aussi que les travaux tourneront autour de la solidarité, de l’autonomisation et du leadership féminin. Des notions lourdes de sens mais pas vraiment nouveau, reconnait la présidente du Salon de la femme au Gabon, organisatrice de l’évènement.

L’idée du Sommet international des femmes leaders d’Afrique et d’ailleurs inspirantes (Siflaai) est «est née d’une rencontre, fortuite pour moi, mais très réfléchie par la Grefc et Md conduite par sa présidente fondatrice, la reine Clarisse Douala Bell», confie l’hôte du jour

Sidonie Flore Ouwe.

«Il y a eu des séminaires, des forums sur la question, déclare Sidonie Flore Ouwe. Mais il s’agit de rendre plus pragmatique ces questions, parce que les séminaires qu’il y a eu à l’international reviennent toujours sur les définitions livresques. Il faut qu’on sorte des livres pour rendre plus pragmatique ces questions. Le Siflaai va siffler pour que nous puissions mettre en pratique cette question de l’autonomisation de la femme. Rendons ce terme africain, contextualisons-le.» Pour ce faire, il y aura, en sus des échanges théoriques, la partie pratique. Le Siflaai se veut une plateforme de partage de compétences, de pratiques à travers notamment les séances B to B.

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Les objectifs sont on ne peut plus clairs : rendre les questions d’autonomisation et de leadership adaptées à l’environnement ; mettre en place matériellement et formellement un congrès de la société civile des femmes africaines, pour des démarches mutualisées. Sidonie Flore Ouwe croit dur comme fer en la solidarité africaine pour un développement des femmes et de l’Afrique toute entière. «Les politiques ont fait le pas, notamment avec la libre circulation des personnes et des biens entre le Cameroun et le Gabon. Les lois camerounaises et gabonaises sont asexuées. C’est à nous d’oser, d’avoir une vision», argue Sidonie Flore Ouwe. Celle qui est  par ailleurs présidente du comité d’organisation de la Grefc et Md, Gabon 2021, sait de quoi elle parle, elle qui a été Procureur de la République au Gabon. Directrice de la Formation continue à l’Ecole Nationale de la Magistrature depuis 2017, Sidonie Flore Ouwe est une figure du leadership qui inspirera à coup sûr ses sœurs africaines à la rencontre de juillet prochain. Sidonie Flore Ouwe peut déjà compter sur les Camerounaises. «Nous sommes des sœurs, nous sommes là pour t’accompagner. Tu peux compter sur nous et sache que nous t’aimons», a rassuré la vice présidente de la Grefc et Md, Marthe Dikongo. Les femmes du Cameroun qui veulent être du rendez-vous doivent se rapprocher des différentes de la Grefc et Md au Cameroun.

Valgadine TONGA

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