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Santé et innovation : l’unité médico-légale et de médecine du travail ouvre ses portes au public

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L’événement organisé les 23 et 24 avril 2025 a mis en relief les enjeux éthiques et les potentialités de l’intelligence artificielle dans l’amélioration de la santé au travail et l’accompagnement des procédures médico-judiciaires.

Durant deux jours, les 23 et 24 avril derniers, la Délégation régionale de la santé publique du Littoral s’est transformée en carrefour d’échanges, de découvertes et de réflexion autour des enjeux de la médecine légale, de la médecine du travail et des nouvelles technologies appliquées à la santé. C’est dans ce cadre que se sont tenues les Journées portes ouvertes de l’unité médico-légale et de médecine du travail, sous l’impulsion du Dr Linda Boupda, point focal de l’unité.

L’événement s’inscrivait dans la dynamique de la Journée mondiale de la santé et sécurité au travail, célébrée chaque 28 avril. Cette année, le thème retenu – « Révolution dans le secteur de la santé et de la sécurité : rôle de l’intelligence artificielle et de la numérisation au travail » – a donné le ton à une série de conférences, d’expositions et de démonstrations marquées par une intense effervescence intellectuelle. Dès l’ouverture, M. Mbella, chef de brigade de contrôle des soins de santé, représentant le Délégué régional, a mis en lumière l’urgence de réfléchir collectivement aux mutations en cours dans les environnements professionnels.

L’IA, entre promesse et prudence

Autour des stands et dans les salles de présentation, médecins, juristes, magistrats, chercheurs, étudiants et simples curieux ont découvert les implications concrètes de l’intelligence artificielle dans la pratique médicale contemporaine. De la gestion administrative à l’aide au diagnostic, en passant par la surveillance des patients et la prédiction de certains risques professionnels, l’IA s’est révélée tour à tour outil de soutien, levier de performance et source de questionnements éthiques.

Lire aussi :Santé : la médecine médico-légale et la santé au travail ouvrent leurs portes   

Pour M. Maloua Marius, chef du bureau d’information sanitaire, l’intelligence artificielle « est venue pour augmenter les capacités humaines, non pour les remplacer ». Elle permet d’exécuter simultanément des tâches complexes, tout en soulageant les professionnels de certaines charges. Mais cette puissance technologique n’est pas sans risques. Des intervenants ont mis en garde contre les dangers d’un recours irréfléchi à ces outils : erreurs de diagnostic, prescriptions erronées, divulgation de données sensibles. La nécessité d’un usage responsable, éthique et raisonné a été unanimement soulignée.

Missions transversales

Au-delà des débats techniques, ces journées ont permis de rappeler les fondements et les missions de l’unité médico-légale et de médecine du travail. Récemment mise en place au sein de la Délégation régionale, cette structure se veut un appui stratégique aux structures sanitaires, aux autorités judiciaires et aux victimes. Elle s’articule autour de deux axes majeurs : la médecine légale et la médecine du travail.

La première englobe la thanatologie, discipline dédiée aux levées de corps et aux autopsies médico-légales réalisées exclusivement sur réquisition judiciaire ; la médecine légale clinique, aussi appelée victimologie, qui évalue les dommages subis par les victimes pour faciliter leur réparation ; et enfin, l’éthique et la déontologie, garantes des valeurs humanistes de la relation soignant-soigné et des pratiques entre confrères.

Quant à la médecine du travail, elle vise à promouvoir le bien-être physique, mental et social du travailleur, à prévenir les risques professionnels, à assurer l’adéquation entre les aptitudes individuelles et les postes occupés, et à adapter les conditions de travail aux réalités humaines.

La voix de la magistrate Kogla Martine Mireille est venue rappeler la nécessité, pour les acteurs judiciaires, de mieux intégrer les expertises médico-légales dans leurs procédures : « Nous devons régulièrement solliciter les médecins légistes pour mieux instruire les dossiers qui nous sont soumis », a-t-elle affirmé.

Clôturant les travaux, le Dr Ngo’o Mebe Saurel, Délégué régional de la santé publique, a salué la richesse des échanges et exprimé son soutien indéfectible à cette unité innovante, appelée à jouer un rôle croissant dans la modernisation du système de santé et de justice au Cameroun. Ces deux journées, mêlant rigueur scientifique, esprit de partage et ouverture vers l’avenir, auront permis de jeter les bases d’un dialogue fécond entre technologie, éthique et service public.

Cheikh Malcolm RADYKHAL EPANDA

 

 

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