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Abus : Le journaliste Roland Tsapi molesté à Douala

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Roland Tsapi a été tabassé par les éléments de la police municipale. Il s’en tire avec un traumatisme ouvert du Mig et des contusions.

Roland Tsapi a été tabassé par les éléments de la police municipale. Il s’en tire avec un traumatisme ouvert du Mig et des contusions.

Dire que les journalistes sont mal traités au Cameroun est une lapalissade. Quand ce ne sont pas des condamnations et des accusations à tout-va, c’est chacun qui se croit le plus zélé pour porter ses mains sur un journaliste. Lundi 12 juin 2017,  Roland Tsapi, journaliste free-lance ayant fait ses états de service dans plusieurs médias (Freedom Fm, Le Messager, Horizon+, Ariane Tv, West African Democraty Radio…) aujourd’hui chroniqueur à Radio Balafon, a été violemment agressé par une dizaine d’agents de la police municipale de la commune d’arrondissement de Douala IV à Bonassama. Le Certificat médico-légal qu’il a établi indique qu’il souffre de «traumatisme ouvert du MIG (membre inférieur gauche, ndlr) de multiples contusions».  Le malheur du journaliste est d’avoir dénoncé une violation de loi qui règlemente les contrôles sur la voix publique.

Roland Tsapi raconte : «Sortant d’un bureau en compagnie d’une camarade défenseur des droits de l’homme, nous avons remarqué qu’un motocycliste était visiblement agressé par deux individus, non loin des services de ladite mairie. Nous nous sommes rapprochés pour savoir ce qui se passe. Les deux individus nous font comprendre qu’ils sont de la police municipale de Douala IV. Ils n’avaient aucune tenue d’identification.» Ce défenseur des droits de l’homme a rappelé aux agents les dispositions de la loi qui souligne que les agents de la police municipale doivent se faire appuyer sur le terrain par les forces de maintien de l’ordre (Police ou Gendarmerie). «Nous avons donc entrepris de leur expliquer que même s’ils étaient de la police municipale et qu’ils faisaient un contrôle, ils devraient se faire appuyer par les forces de l’ordre, seules habilitées à interpeller un citoyen sur la voie publique, lui retirer ses papiers

Devant ces remarques, l’un des agents avoue ses forfaits : «Nous travaillons ici depuis cinq ans sans police. Il y a le faux partout c’est ici que vous venez faire les critiques ? Allez appeler cette police qu’on voie.»  Puis, ce sont les coups de poings, coups de pieds qui pleuvaient sur Roland Tsapi. D’aucuns asseyaient au même moment de lui soutirer son téléphone. Qui contenait selon eux, des images compromettantes de leur forfait. Tenu par le haut du pantalon tel un vulgaire malfrat, ses bourreaux vont le conduire chez le chef de la police municipale. «Une fois à l’intérieur, leur chef a dévié le sujet et s’est mis à me menacer parce que j’aurai pris des photos sur la voie publique. Aucune allusion à la pomme de discorde initiale qui était l’absence de la force de l’ordre pendant un contrôle sur la voie publique.» Et de signifier avec arrogance au confrère que «je peux bien aller faire un certificat de santé pour me plaindre où bon me semble.» Roland Tsapi a suivi ses conseils. Le certificat de santé a déjà été établi. Des organisations des droits de l’homme ont été saisies. Les confrères et associations comptent désormais saisir les juridictions compétentes pour demander réparation du préjudice subi.

Valgadine TONGA

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