Les 26 et 27 février derniers, la Socapalm a franchi une nouvelle étape dans sa politique de bon voisinage. À travers l’inauguration d’infrastructures énergétiques et hydrauliques à Ongue et Koukouè, l’entreprise ne se contente pas de générer de la valeur, elle irrigue le quotidien des populations riveraines.
Le 26 février 2026 restera une date charnière pour la chefferie d’Ongue à Edéa. Sous l’égide de M. Deniaud, Directeur de plantation, la délégation de la Socapalm a été accueillie pour une rencontre bipartite où le dialogue a primé sur le protocole.
Le premier acte de cette journée a été marqué par une écoute active des doléances de la communauté. Au cœur des débats : la recrudescence des vols de noix de palme. Si le village pointe du doigt des réseaux extérieurs à la localité, il insiste sur la volonté de sa jeunesse de protéger l’outil de production. Cependant, le cri du cœur des aînés est clair : sans reconnaissance officielle ni soutien logistique pour le comité de vigilance, la motivation s’étiole face aux difficultés administratives.
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Le point d’orgue de la visite fut l’inauguration d’un transformateur électrique de 25 KV. Un choix souverain de la communauté lors de précédentes assises. M. Gang Emmanuel, Assistant en Charge des Relations avec les Parties Prenantes (ACRPP), a souligné la portée de cet ouvrage : « Ce transformateur, capable de couvrir un rayon de trois kilomètres, est un véritable levier de développement.» Pour Sa Majesté Nkone Étienne, sortir du « noir » après quatre ans d’attente n’est pas qu’une métaphore ; c’est une libération qui ouvre désormais la voie à de nouveaux métiers artisanaux, tels que la soudure, pour la jeunesse locale.
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Le lendemain, 27 février, la dynamique s’est déplacée vers le village de Koukouè. Ici, le partenariat s’inscrit dans la durée et la transparence. Lors des échanges, M. Gang Emmanuel a présenté un bilan social 2025 éloquent, incluant la construction de hangars à la gare routière et la prise en charge d’enseignants locaux. « Un exercice de redevabilité que nous menons depuis plus de cinq ans », a-t-il rappelé. Ainsi, la place du marché a servi de cadre à l’inauguration du troisième forage offert par l’entreprise au village.
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Plus qu’un simple point d’eau, c’est un soulagement pour les femmes de la localité. « Nous n’aurons plus à parcourir de longues distances dès l’aube pour nous approvisionner », a témoigné Sydonie Batta avec émotion. Pour garantir la pérennité de l’ouvrage, la communauté a déjà pris ses responsabilités en instaurant un comité de gestion et une caisse de maintenance collective. La rencontre s’est achevée sur une note de mystère avec le « sourire codé » de Sa Majesté Mbahè Benjamin, qui a promis de lever le voile sur une nouvelle positive lors du prochain rendez-vous trimestriel.
Modèle de cohabitation constructive
Au-delà des infrastructures, ces deux journées illustrent la mutation de la relation entre la Socapalm et ses hôtes. En privilégiant le dialogue direct sur des sujets sensibles comme l’emploi des jeunes, l’entretien des routes ou la sécurité, l’entreprise transforme la méfiance potentielle en collaboration active. « Socapalm est notre partenaire. Nous ne sommes pas là pour faire du désordre comme les autres le font », a martelé Sa Majesté NKONE Étienne. Cette déclaration résume l’esprit de ces rencontres : une volonté partagée de bâtir un avenir où la performance industrielle et l’épanouissement social évoluent de concert.
En deux jours, la Socapalm n’a pas seulement inauguré du béton et du métal ; elle a surtout consolidé le lien de confiance qui l’unit à son terroir.
Cheikh Malcolm EPANDA






