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Métallurgie et soudage : de nouveaux ingénieurs sortent du moule

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La Cameroon Metallurgy Weldind Institute and Services a livré ce jeudi 14 février 2019, la troisième cuvée des soudeurs professionnels. Une cérémonie qui a drainé du beau monde à la salle des conférences du Gicam.

Petit sourire en coin, Claude Chouake s’est un peu décalé du monde présent au Gicam, jeudi 14 février 2019. Ses yeux sont rivés sur le papier glacé qu’il tient entre les mains. C’est son attestation de fin de formation. Claude Chouake fait partie des 25 récipiendaires de la 3ème cuvée des étudiants formés au Centre de Formation professionnelle en métallurgie et soudage industriel (Cameroon Metallurgy Weldind Institute and Services –Cmwis- en anglais). Après un Bac série Littéraire, le jeune-homme a enfin pu trouver la route du métier de son cœur, nous raconte-t-il. «J’ai toujours aimé la technique. Depuis l’enfance je suis attiré par ce qui tourne autour de la technique, mais d’où j’étais, je ne voyais aucune école qui dispense une formation dans ce domaine. Quand je suis arrivé à Douala après mon Bac, j’ai découvert l’institut Cmwis. Je me suis inscrit sans hésiter. L’apprentissage a été difficile des fois. Ma formation est allée de 2016 à 2019 parce que j’avais deux procédés. Je suis très heureux aujourd’hui d’être sur le marché du travail. Il est temps de prouver ce que je vaux.» Et des compétences, lui et ses amis lauréats en ont à en revendre désormais.

Centre de Formation professionnelle en métallurgie et soudage industriel
Patrice Simo.

«Ils ne sont plus de simples soudeurs. Ils sont autonomes, ils ont une capacité de supervision personnelle. Le soudeur reçoit de la formation  pas juste de soudage, mais de préparateur. C’est pourquoi on parle de soudage-montage. Les débouchés sont nombreux, et les soudeurs sont un peu rares. Ils seront les premiers à saisir les premières opportunités qui vont s’ouvrir, parce qu’ils sont très bien formés», se réjouit le Directeur de la Cmwis, Patrice Simo. Et d’ajouter : «Pour entrer dans notre école, il faut avoir au minimum le Baccalauréat, ce qui prédispose l’étudiant à suivre les cours parce qu’ils sont très intenses. Nous avons une partie théorique et une partie pratique très intenses. Ce sont vraiment les soudeurs industriels, ceux qui travaillent sur les ponts, sur les bateaux, sur tout ce qui est construction. On est un pays en développement et on ne peut pas se passer de la construction. Ce sont ces soudeurs qui vont construire le pays.» Du haut de ses 28 ans d’expérience à l’échelle nationale et internationale, ce Camerounais maîtrise du bout des doigts les méandres du secteur de la métallurgie. Raison pour laquelle, le Canada lui a tendu les mains sans rechigner.

Selon Nicole Breault, Directrice de la Commission scolaire Marie Victorin -partenaire canadien-, «nous avons beaucoup apprécié le projet de Patrice Simo auquel on a cru. Raison pour la quelle on est là aujourd’hui. On est fier de voir ces parchemins remis aux finissants. Nous voulons partager l’expertise qu’on a, d’échanger autant par nos formateurs que par les programmes que nous détenons. C’est un esprit de collaboration que nous apportons, pour que les étudiants qui sortent d’ici soient compétitifs au niveau international

Le Directeur de la Cmwis a profité de l’aubaine qu’offrait la cérémonie de remise des parchemins aux lauréats, pour inaugurer officiellement son centre. En fait, la Cameroon Metallurgy Weldind Institute and Services, fruit de la coopération Cameroun-Canada, a ouvert ses portes depuis janvier 2016, au quartier Logpom à Douala.

Valgadine TONGA

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