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Marthe Zambo : «Je suis considérée au Cameroun comme un déchet»

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Du haut de ses soixante douze ans, l’artiste a connu des hauts et des bas, avaler des couleuvres sans jamais baisser les bras. Après cinq opérations chirurgicales infligées à son corps, Marthe Zambo bien qu’amoindrie sait encore danser sous la pluie. Si elle ne tenait pas à la vie, c’est la vie qui tiendrait à elle. Marthe Zambo revient de loin. La dame qui nous a reçus ce vendredi 18 octobre 2019 dans son domicile à Nyalla à Douala se remet à peine de son opération chirurgicale d’il y a quelques jours. C’était à l’Hôpital général de Douala. Arrivés en matinée, alors qu’elle décortique indolemment ses pistaches au salon, elle ne manque pas de nous titiller sur «la violation de ma vie privée. Vraiment mes enfants, je vais appeler la police hein. Je ne m’attendais pas à faire des interviews. Attendez donc que j’aille me changer», nous lance-t-elle, sourire en coin. Après une poignée de minutes, elle nous retrouve, vêtue d’un kaba (robe faite en pagne), un bonnet qui couvre sa coiffure, et une ballerine aux pieds. Pour éviter les flashs des caméras, elle arbore ses lunettes de soleil. «Faites vite mes enfants, je suis malade», susurre-t-elle. Nonobstant ses 72 ans, les cinq opérations de kystes ovariens subies ces dernières années n’ont pas dissipé sa beauté incarnée, encore moins sa ténacité. «Je suis une battante. Je me sens mieux qu’avant l’opération (la récente opération, ndlr). Il y a un petit changement mais ce n’est pas fini.» Elle poursuit les traitements et attend encore de voir si enfin, elle en a fini avec les rendez-vous dans les blocs opératoires. Avec ce qu’elle a déjà vécu, Marthe Zambo ne croit pas être sortie de l’auberge. Pourtant elle n’a plus aucun Franc. Pas question pour autant d’appeler à l’aide. Ce n’est pas dans ses habitudes, encore que, soutient-elle à demi-voix : «Ce n’est pas tous les jours que je dois le faire. Tout le monde est au courant que je suis malade
Du haut de ses soixante douze ans, l’artiste a connu des hauts et des bas, avaler des couleuvres sans jamais baisser les bras. Après cinq opérations chirurgicales infligées à son corps, Marthe Zambo bien qu’amoindrie sait encore danser sous la pluie. Si elle ne tenait pas à la vie, c’est la vie qui tiendrait à elle. Marthe Zambo revient de loin. La dame qui nous a reçus ce vendredi 18 octobre 2019 dans son domicile à Nyalla à Douala se remet à peine de son opération chirurgicale d’il y a quelques jours. C’était à l’Hôpital général de Douala. Arrivés en matinée, alors qu’elle décortique indolemment ses pistaches au salon, elle ne manque pas de nous titiller sur «la violation de sa vie privée. Vraiment mes enfants, je vais appeler la police hein. Je ne m’attendais pas à faire des interviews. Attendez donc que j’aille me changer», nous lance-t-elle, sourire en coin
Quelques trophées de Marthe Zambo exposés dans son salon.
2millions de Chantal Biya Nul n’est prophète chez soi, Marthe Zambo l’a compris depuis belle lurette. Quand elle brosse son parcours, ses meilleurs souvenirs résident à l’étranger. «Quand je traversais la frontière pour aller ailleurs. On me portait toujours comme un œuf. L’accueil a toujours été très positif. Mais quand je reviens au pays, je suis considérée comme un déchet.» Ça fait mal, confie-t-elle, mais «je sais supporter, je sais supporter la douleur. C’est pour cette raison que je suis encore vivante.» La première camerounaise à recevoir un disque d’or aux Champs Élysées en France, en 1981 avec le titre «Avec toi» aurait bien voulu rassembler ses fans le temps d’une soirée pour célébrer cette année, ses 45 ans de carrière, mais regrette-elle, «comme on ne me prend pas au sérieux au Cameroun, qui va organiser l’évènement ? Pas moi en tout cas. Ce n’est pas mon rôle. Cependant, j’ai été très surprise et très heureuse de savoir que certains s’occupent de moi comme Madame Biya. Elle m’a envoyé 2millions Fcfa pour mon opération. J’ai été très touchée. Je ne savais pas qu’elle m’aimait autant.» Après autant d’épreuves subies avec notamment le décès de son fils, la femme «battante» a encore des leçons à donner à la vie. Elle sera en spectacle ce vendredi, aux côtés d’autres artistes sur la scène du Castel Hall de Douala. Celle qui a décroché à travers le monde huit médailles, donc quatre en or, grâce à ses 25 albums, est en pourparler avec le réalisateur français Philippe La Côte. Qui veut utiliser le chef d’œuvre «Avec Toi» dans son long métrage La Nuit des Rois, actuellement en tournage à Abidjan. C’est dire que même malade, convalescente ou en forme, ses œuvres parlent pour elles. L’artiste ne songe d’ailleurs pas à un point final à sa carrière, puisque «l’artiste n’arrête pas de chanter. Il n’y a que la mort qui l’arrête.» Valgadine TONGA
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