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Droits des jeunes au Cameroun : le Minjec et la Cdhc nouent un pacte d’action historique

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Le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (Minjec) et le président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (Cdhc) se sont réunis ce jeudi 19 mars 2026 dans la salle de conférence dudit Ministère. Cette rencontre a permis d’officialiser une alliance capitale autour de la protection des jeunes.

L’enceinte du ministère de la Jeunesse et de l’Education civique a accueilli le jeudi 19 mars 2026, la signature d’un Mémorandum d’entente inédit qui marquera sans doute un tournant décisif dans l’architecture sociale du pays. Autour de la table, le ministre de la Jeunesse et de l’Éducation Civique (Minjec) et le président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun (Cdhc).

Sous les regards attentifs des cadres des deux institutions, le moment a pris une dimension concrète lorsque le Professeur James Mouangue Kobila et le ministre Mounouna Foutsou ont saisi leurs stylos pour apposer, d’un geste assuré, leurs signatures au bas des documents. Dans un silence respectueux, rompu seulement par le crépitement des flashs des appareils photos, l’échange des parapheurs a scellé cet engagement. Ce rituel administratif s’est conclu par des poignées de main fermes et des sourires radieux, traduisant la satisfaction d’aboutir enfin à ce cadre juridique attendu depuis plusieurs années.

Le Professeur James Mouangue Kobila, président de la Cdhc, a d’emblée posé le diagnostic d’une lacune internationale persistante : l’absence d’un instrument universel spécifiquement dédié aux droits des jeunes. Ce « vide » entre les droits de l’enfant et les droits de l’homme en général est d’autant plus préoccupant pour le Cameroun que la tranche des 15-34 ans représente environ 35 % de la population. « Le Mémorandum d’entente que nous nous apprêtons à signer vient, à cet égard, combler partiellement cette lacune, en traduisant les principes des Droits de l’Homme en actions concrètes », a-t-il affirmé, soulignant que si les jeunes disposent de droits, ils manquent encore trop souvent de la connaissance et des outils pour les activer.

Lire aussi :Protection de l’enfant africain : la Cdhc plaide pour le droit de chaque enfant à son acte de naissance  

Loin d’être un point de départ ex-nihilo, cette signature vient couronner des années de coopération active. Le ministre Mounouna Foutsou a tenu à saluer le travail de l’ombre des équipes qui ont maintenu ce dossier à l’ordre du jour. Il a rappelé que le Minjec et la Cdhc ont déjà multiplié les initiatives communes, des forums nationaux de la jeunesse aux célébrations de la Journée internationale de la paix. La Cdhc a notamment illustré cet engagement par la création de 696 clubs Droits de l’homme en milieu scolaire et universitaire. De son côté, le Minjec a intégré la Cdhc dans des projets majeurs comme le Plan Action National de Jeunesse, Paix et Sécurité (Pan-Jps). La densité de cette relation est d’ailleurs chiffrée : plus d’une centaine de correspondances officielles ont été échangées entre 2020 et 2025, témoignant d’une administration vivante.

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Le ministre Mounouna Foutsou a insisté sur le fait que cette protection renforcée n’est pas une faveur, mais un acte de justice pour rétablir l’équité. Il a souligné que, conformément aux directives du Président Paul Biya, la promotion des droits des jeunes est désormais inscrite dans la loi des finances dès 2026.

Cette nouvelle étape consacre « l’approche jeune », exigeant que toute politique publique soit pensée avec et pour les jeunes. L’objectif est de transformer le visage de la jeunesse camerounaise en lui offrant un appui conseil, juridique et judiciaire. Cette dynamique s’inscrit dans le cadre du Programme national d’éducation civique (PRONEC-REAMORCE), visant à inculquer aux jeunes le « fighting spirit » nécessaire pour devenir des acteurs du développement.

Le pacte entre le Minjec et la Cdhc repose sur une volonté de décentralisation de la protection. En s’appuyant sur les services déconcentrés du ministère, les antennes de la Commission et le numéro vert 1523, les deux institutions entendent briser l’isolement des jeunes face aux violations de leurs droits. Qu’il s’agisse de l’accès à l’information, de la protection contre les violences ou de l’inclusion des jeunes en situation de handicap, le champ d’action est vaste. L’ambition finale est de faire en sorte que chaque jeune camerounais ne soit plus seulement un sujet de droit passif, mais un citoyen conscient, capable de contribuer à une société pacifique et prospère.

Line TCHAKOUNTE

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