Les travaux de Malabo en Guinée Équatoriale ont débuté le 3 décembre 2019.
Séminaire de vulgarisation du droit financier Communautaire et de sensibilisation sur les procédures de la Cour des Comptes de la Cemac. C’est autour de ces travaux de trois jours que les premiers responsables des institutions, organes et institutions spécialisées, et acteurs financiers de la zone Cemac (Communauté des économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale) s’affairent depuis le 3 décembre courant. Le centre des conférences de Sipopo de Malabo en Guinée Équatoriale accueille l’évènement. Il est question de former les acteurs impliqués dans la gestion des ressources mises à la disposition des institutions de la sous-région.

Comme l’a expliqué dans son discours inaugural Juan Carlos Owono Ela Mangue, Premier Président de la Cour des Comptes, la Cour des Comptes est une juridiction financière indépendante des Etats, des institutions, des organes et des institutions spécialisées de la Cemac. Elle a pour missions d’«assainir l’environnement financier de la sous-région et promouvoir les valeurs de transparence et d’efficacité dans la gestion des ressources financières de la Communauté ». La présente assise, poursuit-il, s’inscrit dans le programme de travail de 2019 avec la réalisation du cadre juridique et la vulgarisation auprès des responsables des organismes de la Cemac, du droit financier communautaire et des procédures devant la Cour des Comptes.
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Le présent séminaire, souligne le président de la Commission de la Cemac, Pr Daniel Ona Ondo, «marque un moment crucial pour la Communauté, et la présence de toutes les personnalités ici réunies, témoigne de leur attachement aux exigences d’amélioration de la transparence, la gouvernance, la traçabilité et la reddition des comptes». Le président de la Commission de la Cemac invite les différents acteurs à prendre au sérieux la question des recouvrements dans l’espace communautaire. «Contrôler la régularité des dépenses ne peut jouer en effet avec pertinence, à ce qu’il me semble, qu’à la condition d’interroger aussi la régularité des reversements de la Taxe Communautaire d’Intégration, TCI, dont est tributaire de la régularité du fonctionnement même de la Cour des Comptes. Ce qui est vrai pour la TCI l’est également pour la structuration des institutions communautaires. Multiplier les institutions sans une restructuration de l’existant et sans augmentation substantielle des ressources, conduit à une situation des plus critiques qui laisse craindre l’apparition un jour ou l’autre d’un blocage complet si rien n’est fait », ponctue-t-il.
Les travaux sont placés sous le haut patronage du président de la République de Guinée Équatoriale, S.E. Théodoro Obiang Nguema Mbazogo, «auguste initiateur des réformes institutionnelles de la Cemac engagées en 2006 qui nous valent aujourd’hui, entre autres, le présent séminaire de la Cour des Comptes Communautaires», dixit Daniel Ona Ondo.
Valgadine TONGA