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Discipline : les mototaximen de Douala bientôt au pas

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Discipline : les mototaximen de Douala bientôt au pas

C’est ce qui ressort des travaux de restitution du séminaire de formation à la professionnalisation et l’assainissement de ce secteur qui ont eu lieu le 19 janvier à la Salle des Fêtes d’Akwa à Douala.

Ne rouleront plus sur les rues de Douala les mototaximen non identifiables, c’est-à-dire sans chasubles sur lesquels sont gravées toutes les informations les concernant ainsi que les effigies de la  ville. C’est la résolution prise par les autorités de la ville de manière concertée avec les acteurs de ce secteur de transport via leurs leaders syndicaux.

Cette décision vient à la suite d’un séminaire de formation des mototaximen initié par la mairie de la ville. L’objectif est la professionnalisation et l’assainissement de ce secteur d’activité, maillon important dans le transport des populations.

«Plusieurs jeunes venant de milieux divers à la recherche de mieux-être se sont lancés dans le transport en moto. Constat fait, très peu possède le permis, l’assurance, de carte grise, et ne respectent pas la règlementation  et le sens de la circulation dans les grandes agglomérations  et exposent leurs clients aux accidents grave dont certains sont dommageables pour les familles entières», souligne Dr Roger Mbassa Ndinè.

Lutte contre l’insécurité et le désordre urbain

Pour apporter une solution concertée, le maire de la ville a réuni les acteurs du secteur, les forces de maintien de l’ordre et d’autres services de  la ville qui contribuent de manière directe ou indirecte.

A cet effet, plusieurs mesures ont été prises pour l’amélioration de la circulation  dans les carrefours à travers l’aménagement des aires de stationnement pour moto taxis dans la ville. Ainsi que pour la lutte contre l’insécurité dont sont accusés d’alimenter certains conducteurs de motos. 24 sites ont été identifiés dont  quatre zones pilotes (Rond-point Deïdo, Carrefour Kotto immeuble, Rhône Poulenc et Carrefour Mutzig) présentées par Dr Roger Njitchoua, 2ème adjoint au maire de la ville. Des zones en frein au désordre urbain où les mototaximen sont reconnus par leur incivisme à travers l’invasion de la chaussée, les agressions  perpétrées des clients.

Cette opération d’assainissement passe également par la formation des conducteurs à la conduite et à la citoyenneté. 538 mototaximen ont déjà bénéficiés de cette formation pour la phase 1. 700 autres sont en cours de formation.

Le financement de ce projet s’élève à plus de 2 milliards de nos francs, ce qui consiste, d’après Dr Roger Mbassa Ndinè à redonner à la ville ses lettres de noblesse et faire d’elle une ville où il fait bon vivre.

La ville de Douala, selon Willy Kuegne,  leader syndical des mototaxis,  compte environ 70 000 motos sur 500 000 motos sur l’ensemble du territoire. Avec une consommation de 6 milliards de francs Cfa de carburants par jour, en raison de 3 000 francs Cfa par moto et par jour. Une niche de revenus pour l’Etat ainsi qu’un pourvoyeur d’emplois qui, d’après ce leader syndical, nécessite une meilleure organisation et encadrement.

Félix EPEE           

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