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Désertification  au Cameroun : le ministre Pierre Hele tire la sonnette d’alarme

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La journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse qui se célèbre les 17 juin 2020, a été l’occasion pour le ministre Pierre Hele de d’interpeller la population à l’adoption des comportements écologiques.

«Le changement des comportements vis-à-vis des principaux facteurs de désertification et de dégradation des terres que sont, la production et la consommation croissantes et excessives». C’est autour de ce fil conducteur que le ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable a échangé avec la presse le 17 juin 2020. Une rencontre à la faveur de la  journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse : «Les modes de consommation et les habitudes de vie doivent changer si nous voulons disposer de suffisamment de terres cultivables pour satisfaire aux besoins de l’Humanité, sans nuire à ceux des générations futures», a martelé le ministre Pierre Hele.

Les activités humaines et les variations climatiques sont principalement à l’origine de cette désertification. Qui se définie comme la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides sèches. Il est plus qu’impératif d’adopter de nouveaux modes de vie et comportements, beaucoup plus écologiques et responsables, afin de préserver la planète toute entière.

Un ensemble de dispositions juridiques et règlementaires encadre à la fois l’exploitation forestière (déforestation et reboisement), et les activités industrielles (pollution et traitement des déchets). Mais pour le ministre, l’important réside dans le changement des comportements des consommateurs et des entreprises, le changement de nos habitudes alimentaires. Il s’agit notamment de réduire le gaspillage alimentaire en n’achetant que le nécessaire, en planifiant les repas ; planter les arbres ; arrêter la pratique des feux de brousse incontrôlés, parfois pour des besoins de chasse, de pâturage, ou d’agriculture ; cesser les coupes abusives de bois dans les forêts, surtout dans les zones à écologie fragile ; adopter des alternatives pour les énergies domestiques telles que l’énergie solaire ; adopter des pratiques agricoles anti-érosives et intelligentes…et lutter contre les pollutions.

Selon les explications du Pr Bring, Chef de la Division des études, des projets et de la coopération au ministère de l’Environnement : «L’utilisation des énergies renouvelables comme les énergies solaires, part du fait que le potentiel en termes de rayonnement est très important dans la partie septentrionale du Cameroun. Car il y a beaucoup d’heures d’ensoleillement dans l’année, et c’est un potentiel qui doit être capitalisé dans le cadre de la multiplication des besoins énergétiques dans cette région du pays. Et compte tenu du fait que l’approvisionnement en énergie électrique à partir des barrages hydroélectriques commence à baisser considérablement, avec le barrage de Lagdo qui a un niveau d’ensablement aujourd’hui, fait en sorte que nous allions aujourd’hui vers de nouvelles sources de production d’énergie, afin d’améliorer le réseau interconnecté nord, qui présente déjà une insuffisance globale par rapport aux autres réseaux. Et on peut bien lier cela au phénomène de désertification.»

Samuel BONDJOCK et Valgadine TONGA

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