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Débats médiatiques : parle et subis…sinon tais-toi!

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Faudrait-il interdire les débats médiatiques au Cameroun? Devrait-on mettre un gendarme derrière chaque panéliste pour assurer sa sécurité? Qui a intérêt à mettre fin à la vie de chaque intervenant "gênant"? Autant de préoccupations que se posent plus d'un, depuis l'agression d'Elimbi Lobe. L'homme
Faudrait-il interdire les débats médiatiques au Cameroun? Devrait-on mettre un gendarme derrière chaque panéliste pour assurer sa sécurité? Qui a intérêt à attenter à la vie de chaque intervenant “gênant”? Autant de préoccupations que se posent plus d’un, depuis l’agression d’Elimbi Lobe. L’homme politique a été agressé ce matin, aux environs de 3h30 devant son domicile à Bonapriso. Il voulait se rendre à une agence de voyage, en direction de Yaoundé, où il devait participer à une émission télévisée.
Elimbi Lobe a la particularité d’user d’une franchise dérangeante. Il ne plaît pas au pouvoir et l’opposition l’a en horreur. Est-ce que le coup de poignard et la balle qu’il a reçue sont un concours de circonstance, un manque de bol? Ou s’agit-il d’un coup bien ficelé? Toujours des interrogations. Un observateur a déclaré aujourd’hui qu’Elimbi Lobe est une victime parmi tant d’autres. “En un an, plus de 10 hommes politiques qui passent dans les médias ont été victimes d’agressions et de vol à main armée à Douala ( Abel Elimbi Lobè (KAWATAL), Dr Marcelle Simo (RDPC), Dr Patrick Rifoé (RDPC), Mani Patrick (RDPC), Me Billigha (RDPC) etc…)”, soutient-il. Et de suggérer : ” Après l’agression d’Elimbi Lobè ce matin, je crois qu’il faut une sortie musclée des responsables de la ville de Douala, des autorités traditionnelles, des pouvoirs publics ainsi que les responsables des partis politiques républicains qui s’opposent à la violence en politique.”
Il convient également de dire que ces dernières années, les débats politiques contribuent à détruire le climat social, avec des panélistes qui déversent des propos haineux dans le subconscient de l’audience. La haine, les injures, la vulgarité, l’apologie de la violence sont aujourd’hui les choses les mieux partagées des poli-tir-ciens. Plus ça invective, mieux ça se porte. La jeunesse est à l’image de ces briscards aigris, qui n’ont plus le sens de la bienséance. «S’il vous plaît», «Pardonnez-moi», «Je m’excuse»…ne sont plus du vocabulaire de la jeunesse, parce qu’ayant disparu de celui des adultes, ces supposés «modèles» qui crachent leur venin sur les plateaux radio-télé. Certains parmi eux poussent le vice sur les réseaux sociaux en disant que sur X émission de la chaine Tartempion, il y avait tel nombre de ressortissants de l’Ouest et tel autre du Sud, du Centre… Quelle bassesse ! Je me pose une question : Combien de jours devrons-nous encore attendre pour voir ces ‘‘politicards’’ être enfermés dans un bunker, où ils recevront, H-24, des cours de politesse, de morale, de civisme, de rhétorique ? L’urgence est plus que jamais signalée. Foutez la paix aux Camerounais avec votre haine.
Prompt rétablissement à vous, Monsieur Elimbi Lobe.
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