L’information a été donnée lors du lancement solennel de la campagne cacaoyère 2019/2020, le mardi 13 août 2019 dans la commune de Sangmelima.
Le ministre du Commerce a présidé la cérémonie officielle de lancement de la campagne cacaoyère 2019/2020, le 13 août 2019 à Sangmelima. Les festivités ont débuté par la présentation du bilan de la dernière campagne cacaoyère 2018/2019. Bilan dressé par le Directeur général de l’Office National du Cacao et du Café, Michael Ndoping. Qui s’est satisfait du chemin parcouru jusqu’ici par l’Oncc, grâce à ses 600 000 exploitants, soit plus de 2 millions d’habitants vivant de cette activité.

La campagne cacaoyère 2018/2019, qui s’est étalée du 1er août 2018, au 31 juillet 2019, présente une production nationale commercialisée de 264 253 691 kg de cacao. 214 825 102 kg de cacao ont été exportés, avec une transformation locale de 58 552 135 kg. On se rappelle que la campagne de 2014/2015 affichait une production de 232 531 tonnes de cacao ; contre 269 495 tonnes lors de la saison 2015/2016.
La revalorisation des prix
Au-delà de ces excédents de production, l’Office, par le biais des stratégies gagnantes mises en place par son Dg, a réussi l’exploit de revaloriser les prix du kilogramme de cacao. Il est passé de 1210 F/kg, la saison d’avant, à 1270 F/kg, la campagne dernière. On apprend également que la transformation locale de cacao au Cameroun s’est enrichie d’un troisième industriel, qui est Ferrero, récemment implanté dans la zone de Kekem ; Sic-Cacao et Chococam. Le cacao camerounais étend ses destinations dans 14 pays à travers le monde ; soit vers 29 ports en Europe, Amérique et Asie ; pour environs 74,41% de la production nationale. Lors de la campagne dernière, 6 nouveaux exportateurs sont entrés dans la filière, contre 5 durant la saison 2017/2018. On citera entre autres, Agribusiness Service ; D2 Company Ltd ; Scoop CA ; Sté Coopracam ; ou encore le Gic Copacam.
«C’est vrai que les prix sont dictés par les places boursières internationales, mais les tendances ces dernières années sont à la hausse ; donc très favorables pour les producteurs. En plus de l’international, nous avons déjà 03 industries de transformation locales qui sont installées au Cameroun. La demande va considérablement augmenter ; et c’est encore une fois de plus aux planteurs de négocier de meilleurs prix. Face à toutes ces opportunités, il y a donc beaucoup plus d’efforts à faire au niveau de la qualité des produits. Il faut une bonne fermentation ; un bon séchage ; et c’est tout», a conseillé Michael Ndoping.
Samuel BONDJOCK et Valgadine TONGA