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Cameroun : le ‘‘banditisme législatif’’ secoue l’Assemblée nationale

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Les diatribes par voie de communiqués interposés se font entendre à la Chambre basse du parlement camerounais. Pomme de discorde, l’Union pour le Changement.

Combattre l’injustice sociale, défendre les couches vulnérables, légiférer et contrôler l’action du gouvernement, veiller au rayonnement du Cameroun, travailler pour la justice sociale et l’égalité des chances. Ce sont les missions que s’est assigné le nouveau groupe parlementaire baptisé ‘‘Union Pour le Changement’’. Il est constitué de 16 députés issus de quatre formations politiques : le Social democratic Front (Sdf), le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (Pcrn), l’Union démocratique du Cameroun (Udc) et l’Union des mouvements socialistes (Ums).

A peine la déclaration publique faite, le 11 mars 2022, que deux députés d’en face se sont hérissées. Dans une lettre en date du 14 février adressée à Madame le Doyen d’Age de l’Assemblée nationale,  les honorables Zondou Herssesse et Dissake Marguerite invoquent le ‘‘Respect du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale suite à la constitution d’un groupe parlementaire par les partis politiques Sdf, Pcrn, Udc et Ums’’. Ces deux députés qui se présentent comme membre de la Commission des Lois de l’Assemblée nationale arguent que ‘‘Union pour le Changement’’ est  un groupe «illégal qui ne saurait être recevable par votre bureau.»  Et d’argumenter : «L’alinéa (1) de l’article 20 du Règlement Intérieur ci-dessus dispose que les députés peuvent s’organiser en groupes par parti politique ayant au moins 15 membres non compris les députés apparentés.» Pour les honorables Zondou Herssesse et Dissake Marguerite, les députés de ‘‘Union pour le Changement’’  s’entendent par le fait qu’ils n’ont pas «pu atteindre le nombre de 15 députés dans leur parti politique à l’Assemblée nationale».

Les diatribes par voie de communiqués interposés se font entendre à la Chambre basse du parlement camerounais. Pomme de discorde, l’Union pour le Changement.
Union pour le Changement.

La réponse du berger à la bergère ne s’est pas faite attendre. Le groupe parlementaire de l’opposition se dit «indigné» par les contestations d’un nombre «insignifiant» de députés. Dans la correspondance intitulée «Réplique à une apparente imposture parlementaire» datée du 16 mars 2022 dont nous avons eu copie, ce groupe parlementaire dénonce un «banditisme législatif». Les deux députés signataires de la lettre ne sont pas membres d’une quelconque commission, encore moins celle des Lois. Et pour cause, justifie Union Pour le Changement à l’attention du Doyen d’Age, «en date, aucune commission générale n’a encore été constituée par l’Assemblée nationale du Cameroun. En effet, à la lumière de l’article 21 du Règlement intérieur, les commissions générales ne sont constituées qu’après l’élection du Bureau définitif…Lesdites commissions sont convoquées par le Président de l’Assemblée nationale, afin qu’elles élisent chacune en son sein, un bureau composé d’un président, d’un vice-président et de deux secrétaires ; fonctions dont certaines sont usurpées scandaleusement par les mystérieux signataires du tract du 14 mars 2022

«Nous espérons que lorsque les commissions seront constituées, ces deux collègues au cas où il est avéré qu’ils ont effectivement signé ce document, seront membres de la Commission des Lois et seront élus aux fonctions actuellement usurpées», lit-on dans le document qui porte la signature des députés Joshua Osih, Cabral Libii, Pierre Kwemo, et Youmo Koupit Adamou.

Valgadine TONGA

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