- Advertisement -spot_img
AccueilA La UneGrande Marche de la Paix à Yaoundé : Cathy Meba sonne la...

Grande Marche de la Paix à Yaoundé : Cathy Meba sonne la mobilisation générale contre les féminicides et les infanticides

- Advertisement -spot_img

Dès 06h00, devant la Voirie municipale, ils étaient des milliers à répondre à l’appel de la Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun (JERC). Hommes, femmes et enfants ont marché ce samedi 19 septembre 2026 jusqu’au Boulevard du 20 Mai, pour dire non à la barbarie.

C’est un ras-le-bol national qui s’est exprimé dans les rues de la capitale camerounaise. Face à la multiplication des féminicides, des infanticides, des viols sur mineurs et des discours de haine qui fracturent la société, la population a manifesté son ras-le-bol. Répondant à l’appel lancé par la Jeunesse Émergente et Républicaine du Cameroun (JERC) porté par Cathy Meba, et le mouvement Vendredi Rouge (contre les féminicides et les infanticides), ils sont sortis par milliers pour arpenter dénoncer les barbaries infligées aux femmes et aux enfants au Cameroun. Le top départ a été donné à 6h30 devant la Voirie municipale.


Le message de la marche est sans équivoque : « Ces crimes sont l’expression la plus lâche de la violence humaine. Voir des femmes tomber sous les coups de conjoints violents, voir des enfants violés, torturés et assassinés par les adultes censés les protéger, est une honte collective. Le foyer, qui doit être un refuge, ne peut plus devenir un lieu d’exécution », martèlent à tue-tête les organisatrices.

Lire aussi :Peine de mort : et si c’était l’unique réponse à la criminalité galopante au Cameroun?   

Des pancartes pour éveiller la Nation

L’image forte de cette matinée restera celle des pancartes brandies à bout de bras. Des écoliers aux côtés de leurs parents, des hommes aux côtés des femmes, tous portant le même cri : « Stop aux féminicides », « Non aux discours de haine », « Tuer une femme, c’est détruire une Nation ». Plus que des slogans, ces messages sont une leçon de citoyenneté. Ils rappellent que la femme est le socle de la famille et le pilier de l’économie nationale. S’attaquer à elle, c’est saboter l’avenir d’un pays. « Arrêtez de découper, de tuer les femmes… La femme n’est pas boko haram…Arrêtez de violer nos enfants… Un enfant n’est pas excitant… Le Cameroun est devenu en enfer pour les femmes et les enfants », scandent les marcheurs.

Lire aussi :Féminicide au Cameroun : la Cstc appelle à une prise de conscience collective   

Lire aussi :Affaire bébé Mathis : peine de mort par fusillade pour son meurtrier  

À l’origine de cette vague citoyenne, une femme, Cathy Meba, Présidente nationale de la JERC et Vice-présidente du Conseil Régional du Sud. Promotrice de la Grande Marche de la Paix et du Vivre-Ensemble, elle a réussi à transformer l’indignation en action. « La journée internationale de la paix se célèbre chaque 21 septembre. La Marche de ce jour n’est rien d’autre qu’une activité liée à cette célébration. La JERC qui est organisation apolitique de la société civile organise depuis 3 ans sous la tutelle du Minjec cette marche. La paix est une affaire de tous. Une femme qui est tuée c’est la vie d’une maman, d’une sœur, d’une fille du Cameroun qui est ôtée. Un enfant assassiné, c’est le futur de notre nation qui est tué. Ce n’est donc pas une affaire de parti, mais une affaire de tous », dixit Cathy Meba.

Lire aussi : Cameroun : la Commission des droits de l’Homme crie haro aux féminicides  

Lire aussi : Infanticide : une dame décapite son fils à Yaoundé  

« Arrêtez de découper, de tuer les femmes… La femme n’est pas boko haram…Arrêtez de violer nos enfants… Un enfant n’est pas excitant… Le Cameroun est devenu en enfer pour les femmes et les enfants », scandent les marcheurs.

Sous le slogan « Unir, agir, bâtir », son leadership a fédéré au-delà des clivages. Le Boulevard du 20 Mai a vu défiler à ses côtés plusieurs figures engagées : l’Ivoirien Camille Makosso ; la maire de Bikok, Odette Crescence Ottou ; la sénatrice Françoise Puene alias Mamy Nyanga ; le Président des Jeunes Patriotes, Serge Ondobo ; le Haut-Commissaire de Grande Bretagne au Cameroun, Matt Woods ; la Directrice générale de Camtel, Judith Yah Sunday…
Parmi les témoignages les plus poignants, celui d’un participant a résumé l’esprit de la marche : « Pour moi, ma mère était une femme. Et la personne qui a créé le monde est une femme. Je dois un respect immense à la femme. La femme est comme une fleur qui s’entretient. » Les marcheurs réclament la criminalisation des féminicides, des infanticides et des toutes autres formes de violences faites sur les enfants. « Il n’y a que la criminalisation de ces barbaries qui pourra dissuader les pervers narcissiques et autres violeurs qui pullulent nos sociétés. Chaque semaine on compte officiellement une dizaine de femmes tuées par leurs conjoints au Cameroun », s’indigne Marie-Gabrielle Mfegue, porte-parole du mouvement Vendredi Rouge. La marche s’est achevée dans le calme, mais l’appel reste entier. Yaoundé a montré la voie : la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants devrait être le serment de toute une Nation.

Line TCHAKOUNTE

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Restez Connectés
16,985FansJ'aime
2,458SuiveursSuivre
61,453AbonnésS'abonner
Coup De Cœur
- Advertisement -spot_img

LAISSEZ UNE REPONSE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles Similaires
- Advertisement -spot_img