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Gouvernance et durabilité : la Socapalm change d’échelle

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La Sustainability Statement 2025 de Socfinaf marque une évolution dans l’approche de la durabilité. De simple engagement environnemental et social, elle devient un enjeu de gouvernance, fondé sur des indicateurs, des contrôles, des audits et des mécanismes de suivi. À la Socapalm, cette démarche se traduit par l’intégration progressive de ces exigences dans la gestion des plantations, la performance environnementale et le dialogue avec les territoires.

Dans les plantations de la Socapalm, la durabilité change de visage. Elle ne se joue plus seulement dans les champs, les cours d’eau ou les écoles riveraines. Elle s’installe désormais là où tout se décide : dans la gouvernance. La Sustainability Statement 2025 publiée par Socfinaf marque une bascule. Désormais, les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance ne sont plus de simples promesses. Ils s’intègrent dans un véritable dispositif de pilotage : indicateurs, contrôles, audits, chaînes de responsabilité. Pour la filiale camerounaise, l’heure est à la descente de cette architecture sur le terrain, au plus près des équipes et des territoires.

Adossée aux exigences de la CSRD et aux normes ESRS, la déclaration repose sur une approche de double matérialité : évaluer l’impact de l’activité sur les hommes et les écosystèmes, mais aussi l’effet des enjeux de durabilité sur la performance de l’entreprise. Le reporting devient un levier de décision. Politiques, responsabilités, indicateurs, audits, actions correctives : tout s’enchaîne.

Lire aussi : Responsabilité environnementale : Proforest valide 75 mesures à Socapalm et Safacam  

La vérification comme boussole

À la Socapalm, cette dynamique ne surgit pas de nulle part. Elle prolonge une trajectoire engagée. La politique de gestion responsable de Socfin, formalisée en 2017 et renforcée en 2022, couvre plantations, sous-traitants et fournisseurs. Trois piliers la structurent : développement rural et local, conditions de vie des employés et des communautés, gestion des ressources naturelles. Le code de conduite et l’alerte éthique complètent l’édifice. Sur le terrain, la gouvernance s’appuie sur des référentiels robustes. Certifiée ISO 14001 depuis 2015, la Socapalm a progressivement intégré ses sites au dispositif RSPO. Ces certifications prennent tout leur sens dans l’audit, le contrôle des pratiques, l’amélioration continue. L’audit devient un instrument de pilotage, non une formalité.

Lire aussi : Développement durable : l’engagement environnemental de Socfinaf à travers l’expérience de la Socapalm  

La relation aux communautés entre aussi dans ce cadre. Là où l’activité industrielle côtoie villages, usages fonciers et attentes sociales, gouverner la durabilité impose d’organiser la parole. Une réclamation doit être enregistrée, instruite, traitée, suivie. Un engagement communautaire doit être documenté, évalué. Le dialogue territorial devient une composante de la gouvernance, pas une opération de communication.

La confiance comme actif

Les situations sensibles illustrent cette maturité. Les plans d’action issus d’investigations indépendantes ont été soumis à des vérifications externes. En juillet 2026, Proforest a confirmé que les 25 mesures examinées à Socapalm Dibombari étaient pleinement alignées sur les recommandations antérieures. La séquence est limpide : investigation, action, mise en œuvre, vérification.

L’enjeu est aussi économique. Une gouvernance de la durabilité sécurise la chaîne de valeur : conformité réglementaire, traçabilité, maîtrise des risques, qualité des relations avec les parties prenantes, continuité de l’exploitation. Les indicateurs ESG, les certifications, les procédures de contrôle ne relèvent plus de la paperasse. Ils bâtissent la confiance des marchés, des investisseurs, des autorités, des salariés et des communautés. Mais le vrai test reste le terrain. Gouverner la durabilité, ce n’est pas multiplier les rapports. Une donnée environnementale doit déclencher une action. Un audit doit produire une amélioration. Une plainte doit aboutir à une réponse. Un engagement territorial doit se traduire par un résultat vérifiable. C’est à cette condition que la Sustainability Statement 2025 dépasse le registre déclaratif.

Pour la Socapalm, la transformation tient moins aux mots qu’au système. De la plantation au siège, du laboratoire au décideur, de l’audit au village riverain, la durabilité devient une chaîne de responsabilité. Produire avec performance, préserver avec méthode, dialoguer avec constance : voilà où se mesure, désormais, la gouvernance durable de l’entreprise.

Cheikh Malcolm EPANDA

 

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