Le 16 juillet 2026 à Douala, la Socapalm a dominé le cabinet Juritax Conseil (2-1) au stade Kimale lors d’un match amical de football interentreprises. Au-delà du score, cette rencontre, orchestrée comme un galop d’essai avant le tournoi Palm’Foot, a révélé l’ambition de l’agro-industrie de faire du sport, un levier de cohésion sociale, de communication interne et de performance collective.
Le coup de sifflet final retentit. La Direction Générale de la Socapalm s’impose 2 buts à 1 face au cabinet Juritax Conseil. Les applaudissements succèdent aux derniers duels, les récompenses sont remises aux joueurs et les poignées de main effacent la rudesse des 2 fois 35 minutes. Le résultat est acquis. Pourtant, l’essentiel s’est joué bien au-delà du tableau d’affichage. Au stade Kimale à Douala, le football s’est affirmé comme un révélateur de la culture d’entreprise, où performance, cohésion sociale et communication convergent vers un même objectif.
Pour comprendre cette intensité, il faut revenir plusieurs semaines en arrière. Le match n’est pas né d’une simple invitation. Il a été minutieusement préparé à travers une campagne de communication interne nourrie de visuels, de taquineries et d’annonces destinées à créer l’émulation. « On a animé l’événement à travers les visuels ; on s’est bien taquinés pour pousser les gars à être prêts », explique la Responsable de communication de la Socapalm. L’objectif était de faire de cette rencontre un véritable galop d’essai avant les prochaines éditions du Palm’Foot.
Du duel physique au sourire
Avant le coup d’envoi, les deux équipes affichent sourires et décontraction. Photos de groupe, témoins d’un climat de respect mutuel. Mais cette sérénité ne résistera pas longtemps. Dès les premières minutes de ce magnifique stade indoor aux couleurs du vert-rouge-jaune, les duels se durcissent, le pressing s’intensifie et chaque ballon devient un territoire à conquérir. « À un moment donné, on s’est cru sur un stade de foot pour la CAN. C’était rude, ce n’était pas un match amical », résume la Celcom.
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Face à une équipe de Juritax venue imposer son impact physique, la Socapalm répond autrement. « Ils sont venus avec un jeu physique pour remporter la victoire. Mais ils ont fait face à notre technique », analyse Paul Valère, capitaine de la Team Socapalm et responsable du sport et des loisirs. L’ouverture du score récompense cette maîtrise. Puis survient l’imprévu : une maladresse du gardien offre l’égalisation à l’adversaire. Loin d’ébranler le collectif, cet épisode agit comme un déclencheur. « Cela nous a donné le don de nous révolter à notre tour », poursuit le capitaine. Quelques instants plus tard, Frédéric, l’informaticien, inscrit le but victorieux, illustrant symboliquement le triomphe de la maîtrise technique sur la seule puissance physique.
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Dans les tribunes, l’émotion suit la mouvance. Comme ses collègues, Fonkwah Dayane, venue soutenir son entreprise, reconnaît avoir vacillé en découvrant la stature de l’équipe adverse. « Quand les adversaires sont arrivés, je me suis dit : « On va sombrer. » » La suite balaie ses doutes. « Le match était physique. Ils sont venus avec la rudesse, nous leur avons rendu la tactique et finesse au-delà de notre physique indiscutable. À la fin, nous avons eu la victoire, comme toujours. Je serai là au prochain match. C’était vraiment quelque chose d’extraordinairement captivant à vivre », affirme cette fan.
Objectif Palm’Foot 2026
Mais la rencontre ne se limitait pas au rectangle vert. Elle incarnait aussi une nouvelle manière de communiquer. Flyers, roll-ups, affiches, habillage graphique et même une chanson composée pour l’occasion ont transformé un simple match amical en événement d’entreprise. « Même les entreprises présentes pensaient assister à un tournoi », relève Paul Valère. De l’extraordinaire et de l’inédit. Pour une simple rencontre de fraternité, l’entreprise Socapalm n’a pas lésiné sur les moyens et l’ingéniosité. « Nous voulions montrer notre présence, notre identité, nos talents et notre force. En dehors de l’aspect sportif, il y avait surtout la cohésion sociale », tranche la Celcom de l’entreprise, comme pour confirmer cette ambition.
Au terme de la rencontre, le capitaine tient à associer la hiérarchie à cette réussite. « Tout ce que j’ai demandé pour mettre mes joueurs dans les meilleures dispositions m’a toujours été accordé », confie-t-il, saluant un soutien qu’il juge déterminant. La remise symbolique des cadeaux referme cette parenthèse sportive. Mais le véritable trophée est ailleurs. Cette victoire inaugure une dynamique. Elle confirme que, pour la Socapalm, le football n’est plus seulement un loisir d’entreprise : il devient un laboratoire de performance collective, un outil de management et le prélude assumé d’un Palmfoot annoncé sous le signe de l’ambition.
Entre le souvenir d’une rencontre disputée et la perspective des prochaines échéances, la Socapalm a fait de ce match un rendez-vous fédérateur. Le Palm’Foot 2026 est en ligne de mire. Hier n’était qu’un galop d’essai. Demain sera une consécration.
Cheikh Malcolm EPANDA






