Depuis ce lundi 8 juin 2026, les travailleurs de la maintenance ferroviaire exerçant pour le compte de la société SCIN, un sous-traitant de la Camrail, observe un mouvement de grève pacifique sur les réseaux ferroviaires Yaoundé-Douala et Yaoundé-Ngaoundéré. Ce mouvement d’humeur est la résultante d’un dialogue et d’une conciliation avortés entre les travailleurs, l’employeur SCIN et l’inspection du travail.
D’après le préavis de grève déposé par le « Collectif des Syndicats de la Société SCIN SARL Douala » déposé le 29 mai 2026 à l’inspection Régionale du Travail et de la Sécurité Sociale du Littoral pour l’ouverture d’une conciliation, les syndicats dénonçaient la violation d’un Accord tripartite qui engageait la société SCIN à remplir certaines obligations. Des années après, elle (SCIN SARL) n’avait pas daigné exécuter ses engagements. Le jeudi 4 Juin 2026, une réunion tripartite sera convoquée à la délégation régionale du travail et de la sécurité sociale du Littoral pour désamorcer le préavis de grève. S’achevant en queue de poisson, le Collectif des syndicats avait alors annoncer qu’ils maintenaient la grève qui débutait dès le lundi 8 Mai 2026.
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Quels sont les griefs reprochés à SCIN SARL ?
« Il y a eu plusieurs tentatives de négociations, même jeudi dernier nous avons intenté des actions pour une résolution du problème. Hélas, elles se sont toutes soldées sur un échec. Hier le 8, le personnel est entré en grève », nous explique Vincent Mélingui, le président national du Syndicat national des travailleurs de la maintenance ferroviaire, Synatramfer.
Les employés de SCIN Sarl demandent à leur PDG, Njoya Mama, de remédier à des pratiques qui les insupporte : « Les bulletins de paie qui ne sont pas remis aux agents depuis 6 ans. Ils sont payés avec des retards ; la non prise en charge des agents décédés, sans paiement de leurs droits ; la non prise en charge des premiers soins médicaux. Il n’y a pas une date fixe pour le paiement des salaires ». En séjour à l’étranger, le PDG doit impérativement trouver une solution, sinon, les trains vont rester en gare pendant une longue période, avec tous les désagréments économiques et sociaux qui en découleront.
D’après des informations à bonnes sources, la société Camrail n’apprécie guère cette situation préjudiciable à ses activités. Car la société SCIN SARL ayant des dérogations de service dans la maintenance ferroviaire remplie des travaux stratégiques pour la bonne marche des trains et du trafic. La Camrail pourrait d’ailleurs lui faire des remontrances à SCIN SARL, quand on imagine les pertes qu’il enregistre déjà depuis hier à cause de la paralysie de la ligne Douala/Yaoundé (Transcam1). Le fait est que « l’entretien de la voie ferrée se fait chaque jour. Le rail est comme un enfant, il s’entretient et s’il n’y a pas cet entretien, aucun train ne peut quitter la gare », explique le président national du Synatramfer.
Valgadine TONGA






