Lors d’un point de presse tenu ce 22 mai à Yaoundé, les organisateurs du Salon Afrique-Canada Immigration Investissement (Sacii) ont dévoilé l’ambition de l’édition 2026. L’événement, prévu en octobre, mise sur la montée en compétences des PME locales pour faire de l’immigration légale et de l’investissement un levier de développement national.
Le Salon Afrique-Canada Immigration Investissement (Sacii) se positionne comme un carrefour entre les entrepreneurs camerounais et les opportunités d’affaires, de partenariat et d’immigration vers le Canada. Organisé par Akwaba Community en partenariat avec le Haut Conseil des Camerounais de l’Extérieur (Hcce), le salon entend changer la manière d’envisager la mobilité et l’investissement transnational.
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Dr Samuel Dongmo, Président du Haut conseil des camerounais de l’Extérieur, a insisté sur la dimension économique de la démarche. « L’immigration au Canada est une problématique extrêmement importante. Mais ce qui est aussi important, c’est ce qu’on attend de la diaspora : booster le potentiel du Cameroun et nous allons le faire à travers les investissements, à travers les échanges ». Pour lui, le message du Chef de l’État doit se traduire en actes concrets : « Si vous avez trouvé des choses de l’autre côté, amenez ça ici, venez construire le pays ».
Mise à niveau des PME camerounaises
La particularité de l’édition 2026 réside dans l’accompagnement ciblé des entreprises locales. « La particularité de l’édition 2026 du Sacii, c’est la capacitation des entreprises locales et notamment les PME », a déclaré Dr Dongmo. Il a pointé un décalage persistant : « Lorsqu’on parle d’investissements, d’échanges transnationaux, de B to B, des fois les entreprises camerounaises ne sont pas à niveau ».
Face à la stratégie gouvernementale d’import substitution, le constat est clair. « On se rend compte que ces entreprises ne sont pas en capacité de pouvoir affronter le marché international. Lorsque les partenaires canadiens arrivent, les entreprises camerounaises ne peuvent pas s’arrimer ». Le SACII entend combler cette lacune grâce à un partenariat avec le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises et l’Agence de Promotion des PME. L’objectif est de « mettre en capacité ces PME camerounaises à travers le coaching, le training, le transfert de compétences ». Donner la bonne information pour partir légalement
Pour Prof Honoré Ouantchi, Président du comité d’organisation du Sacii, l’enjeu est aussi de sécuriser les parcours migratoires. « Le message est clair : partir dans le bon sens, partir dans la bonne direction, avoir la bonne information et partir. Ne pas passer par les chemins tortueux, ne pas passer par les voies irrégulières ».
Le salon se veut un espace de clarification pour tous les profils. « Peut-être que je ne savais pas comment immigrer. Je ne savais pas comment faire. J’avais peut-être un projet, je ne savais pas. Peut-être le cousin m’a menti, le tonton m’a dit autre chose. Mais là, le Sacii vient te dire : voici les voies officielles ». Il a rappelé que « tous les métiers professionnels, tout le monde a sa place, tout le monde peut réussir ». Avec quatre à cinq mois de préparation devant eux, les organisateurs promettent « quelque chose de très grand » pour le Cameroun. Le rendez-vous d’octobre 2026 à Yaoundé s’annonce comme une plateforme concrète pour connecter les compétences locales aux besoins canadiens, tout en ancrant l’investissement dans l’économie nationale.
Line TCHAKOUNTE






